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Des critiques (presque) unanimes pour le film Dunkerque, de Christopher Nolan

Dunkerque (Dunkirk) est sorti en salle ce vendredi 21 juillet. Réalisé par le Britanno-Américain Christopher Nolan, le film à grand déploiement a généré des critiques dithyrambiques en Amérique du Nord, avec des notes discordantes en France.

À l'émission Médium large, Georges Privet en a fait le film de l'été alors qu'Helen Faradji a émis beaucoup de réserves. « Cette vague Nolan qui submerge les cinéphiles depuis quelques années maintenant ne me fait ni chaud ni froid », a-t-elle indiqué.

Certains vont jusqu'à comparer Christopher Nolan à Stanley Kubrick. Pour Helen Faradji, c'est un peu comme comparer Taylor Swift et Barbara.

« Comparer Kubrick devant Dunkerque, c'est vraiment très, très exagéré. [...] Pour moi, ça reste du Nolan, c'est-à-dire des idées extrêmement inventives, luxueuses, mais ça reste des coquilles vides. Ça reste des montagnes qui accouchent de souris », pense Helen Faradji. La spécialiste se dit déçue que le réalisateur illustre une histoire au lieu de la raconter, et lui reproche la quasi-inexistence de dialogues.

Cependant, Helen Faradji trouve que c'est le film le plus réaliste de Christopher Nolan, avec des scènes tournées sur les véritables plages de Dunkerque.

À voir sur grand écran

Le réalisateur d'Inception et d'Interstellar « trouve la matière d'un film qui n'est pas du tout un film de guerre traditionnel, mais qui est un film de Christopher Nolan, un film obsédé par la notion du temps, par le suspense, par l'organisation dramatique des différentes temporalités qui s'y trouvent, parce qu'on va suivre ce siège de la plage où les gens trouvent le temps très long », explique de son côté Georges Privet.

Le critique pense aussi que ce film préfigure le cinéma de l'avenir. « Ça a quelque chose d'un jeu vidéo dixième génération [...] et du cinéma expérimental », ajoute Georges Privet.

Ce dernier conseille de voir Dunkerque sur le plus grand écran possible, « parce que c'est du cinéma immersif à 100 % ». On oublie donc les ordinateurs ou les téléphones intelligents. « Tout le film est un gigantesque doigt d'honneur à cette notion qu'un film est fait pour être vu ailleurs que sur le plus grand possible. »

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