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Des dommages évalués à « des millions et des millions de dollars » après la tempête

Les dommages sont importants après le passage d'une tempête qui a déversé jusqu'à 225 millimètres de pluie sur le Cap-Breton, lundi. Le maire de la Municipalité régionale demande de l'aide pour les sinistrés.

La pluie et les vents d'une rare intensité ont causé des dommages évalués « à des millions et des millions de dollars en impact négatif », selon le maire de la Municipalité régionale du Cap-Breton, Cecil Clarke.

Le maire a fait appel aux élus de la région, ainsi qu'au gouvernement de la Nouvelle-Écosse, afin d'obtenir de l'aide pour les sinistrés.

Cecil Clarke affirme cependant qu'il est trop tôt pour dire exactement combien coûtera le nettoyage. La santé et la sécurité des résidents sont sa priorité pour l'instant.

Environ 225 millimètres de pluie sont tombés à Sydney lundi, selon les premières estimations d'Environnement Canada. Le système météorologique qui s'est abattu sur la région a été formé par la rencontre des restes de l'ouragan Matthew et d'un autre système orageux en provenance de la côte est des États-Unis.

« Nous avons eu deux évènements météorologiques dévastateurs l'un après l'autre et ça a mené les ressources de la région et de la Municipalité à bout », explique Cecil Clarke. « Le plus important, c'est que les gens sont en sécurité et que personne n'a perdu la vie. »

Le maire explique que la quantité exceptionnelle de pluie qui est tombée a rendu le travail des équipes d'urgence très difficile. Certaines personnes ont travaillé pendant plus de 20 heures d'affilée pour assurer la sécurité des résidents.

La localité de Glace Bay a été particulièrement touchée par le mauvais temps. Les autorités estiment que plus de la moitié des maisons ont été endommagées par des inondations ou des refoulements d'égouts.

« Nous sommes allés dans une maison où l'eau entrait par la fenêtre. Il y a tellement eu d'eau qui s'est accumulée rapidement dans la cour, qu'elle est entrée par la fenêtre », raconte Roy Boutilier, un pompier volontaire de Reserve Mines.

Roy Boutilier explique que les gens qui habitent dans des maisons inondées ne réalisent pas toujours que cela peut être très dangereux.

« Si vous pouvez atteindre le panneau électrique, fermez le courant lorsque l'eau monte trop haut. Une fois que l'eau atteint les prises électriques, votre maison risque de passer au feu », explique-t-il.

Des maisons, des écoles, des routes et des ponts ont été inondés et des arbres sont tombés sur des maisons et des lignes électriques, coupant ainsi le courant dans environ 144 000 foyers.

Le maire affirme que la Municipalité a besoin de génératrices et de pompes de puisard pour aider avec le nettoyage.

L'eau commence cependant à reculer dans les zones inondées, selon le directeur des travaux publics de la Municipalité régionale du Cap-Breton, Wayne MacDonald.

La police régionale du Cap-Breton affirme que des résidents continuent d'utiliser des routes inondées ou endommagées, malgré les mises en garde et les barrages leur indiquant de ne pas le faire.

« C'est dangereux de conduire dans des étendues d'eau sur les routes », explique une porte-parole de la municipalité, Christina Lamey.

« Des couvercles de trous d'homme se sont déplacés, ce qui crée des trous qui peuvent être couverts d'eau et les conducteurs ne peuvent pas les voir », ajoute-t-elle.

Le ministère des Transports note également que des parties de routes ont été emportées par les eaux, ce qui peut-être très dangereux pour les gens qui s'y aventurent. 

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