Retour

Des éducatrices en garderie manifestent pour défendre leurs conditions de travail

Les investissements de Québec en éducation et en petite enfance sont loin d'être suffisants après des années de coupes budgétaires dans le milieu, affirment les éducatrices en garderie et membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, qui ont manifesté dans quatre villes du Québec, samedi.

« On a injecté des fonds en éducation et en petite enfance dans le dernier budget, des sommes assez importantes, pour faciliter la transition des services de garde à l’école. C’est une chose essentielle à faire et on met des ressources pour ça. Bien sûr, il y a des négociations. Ça fait partie de la vie d’une société. On va les aborder de bonne foi », a déclaré le premier ministre Philippe Couillard, qui aborde ces négociations avec optimisme.

« On a subi le démantèlement du réseau, mais là les coupes sont sur notre dos, notre retraite. On n’a pas les échelles salariales du réseau public. Ils veulent descendre en deçà de ça », déplore l'éducatrice en CPE Anne Robert.

Les travailleuses assurent être à bout de souffle et demandent un réinvestissement dans le milieu.

Selon la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ), Valérie Grenon, après avoir sabré 600 millions de dollars dans les garderies, le gouvernement cherche encore récupérer « le plus d'argent possible ».

Les intervenantes de la FIPEQ, affiliée à la CSQ, demandent entre autres une amélioration substantielle des services consacrés aux enfants présentant des besoins particuliers, l'introduction du retour progressif au travail à la suite d'une invalidité, des hausses salariales suivant la moyenne provinciale ainsi qu'une contribution plus équitable du gouvernement au régime d'assurance collective.

Mme Grenon assure que la mobilisation des membres « est là pour durer ». Elle précise que certains progrès ont été réalisés dans les négociations, mais que plusieurs points demeurent en litige.

Des rencontres sont prévues cette semaine. Les éducatrices souhaiteraient que les deux parties parviennent à une entente avant l’été.

« C’est une chose essentielle à faire et on met des ressources pour ça. Bien sûr, il y a des négociations. Ça fait partie de la vie d’une société. On va les aborder de bonne foi », a déclaré le premier ministre Philippe Couillard.

La FIPEQ représente 11 700 responsables de garde en milieu familial et près de 2400 éducatrices dans les installations des CPE.

Les rassemblements de samedi ont eu lieu à Montréal, Québec, Sherbrooke et Rouyn-Noranda.

Plus d'articles

Commentaires