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Des environnementalistes arrêtés au port de Montréal

Les sept activistes de Greenpeace qui se sont enchaînés lundi matin aux installations du terminal de la compagnie pétrolière Valero, au port de Montréal, ont tous été arrêtés.

Les sept militants étaient arrivés sur place vers 6 h du matin, bloquant la grille d’accès au site et escaladant les tours où se trouvent les tuyaux servant à charger dans les pétroliers le pétrole arrivant par pipeline des sables bitumineux.

Les derniers activistes à être délogés se sont rendus sans résistance vers 13 h 30. Ils sont montés librement dans la nacelle des pompiers, qui les ont lentement descendus à terre.

L’équipe d’escalade de la police tactique et trois camions de pompier ont participé à l’intervention.

Les activistes voulaient faire part de leurs inquiétudes concernant la sécurité du pipeline de la ligne 9B d’Enbridge et dénoncer l'approbation, la semaine dernière, par le gouvernement du Canada, de projets concernant l'oléoduc de Kinder Morgan et de la ligne 3 d'Enbridge dans l'ouest du pays.

Par ailleurs, alors que ces sept personnes s'enchaînaient à la terre ferme, six autres militants de Greenpeace en kayaks pagayaient sur le fleuve Saint-Laurent pour les appuyer dans leur démarche et pour souligner les risques d’un déversement de pétrole bitumineux pour l’eau potable.

« C’est un pétrole qui va couler dans le fond, donc on ne peut pas le répertorier s’il y a un déversement. C’est là que c’est encore plus dangereux. C’est que l'on n'en prendra pas conscience, et ça va contaminer notre eau potable », a expliqué Marilou, l'une des kayakistes.

Greenpeace affirme que l'on doit s'attendre à d'autres coups d'éclat de ce genre dans les prochains mois.

« Tant que ces projets-là ne seront pas abandonnés, on va continuer. Et le mouvement s’élargit de plus en plus. C’est de l’Ouest, en Colombie-Britannique, jusqu’au Québec que les gens sont opposés. Que ce soit Énergie Est, que ce soit Kinder Morgan, la ligne 3, la ligne 9 d’Enbridge, les gens ont compris qu’on n’a rien à gagner. Tous les risques c’est pour nous, tous les profts, c’est pour les pétrolières », a déclaré le porte-parole de Greenpeace Canada, Patrick Bonin.

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