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Des étudiants anglophones amènent l'été à Trois-Pistoles

Quand le mois de mai arrive, Trois-Pistoles change de visage, en accueillant au total près de 600 jeunes anglophones jusqu'au mois d'août. Les retombées se comptent en millions de dollars pour la ville bas-laurentienne.

Un reportage de Laurence Gallant

On les voit à bicyclette, dans les cafés et aux abords du fleuve à Trois-Pistoles : il s'agit de jeunes anglophones, généralement âgés de 18 à 23 ans, qui viennent s'immerger dans la langue française et la culture québécoise.

Depuis maintenant 84 ans, l'École de langue française de Trois-Pistoles offre aux étudiants anglophones de partout au pays des séjours d'immersion complète en français. De mai à août, ils sont des centaines à venir s'installer dans la MRC des Basques pour suivre des cours et participer à une foule d'activités.

La venue de ces centaines d'étudiants générerait des retombées de 2,5 millions de dollars par année, selon le directeur de l'École d'immersion française de Trois-Pistoles, André Beaudin.

Pour la Pistoloise Jocelyne Dubé, il est très agréable de voir arriver ces jeunes en soif d'apprendre la langue :

Le recours à une centaine de familles hôtesses bonifie l'expérience des étudiants, comme en témoigne la jeune Ontarienne Arielle Zamora :

« Quand on doit parler le français toujours 24 heures par jour, 7 jours par semaine, je vois déjà beaucoup d'avancement et d'amélioration dans mon vocabulaire et dans mes phrases », se réjouit-elle.

Selon le directeur de l'école, plusieurs écoles d'immersion française se retrouvent en difficulté financière au pays. Pourtant, l'école de Trois-Pistoles, qui jouit de sa réputation, arrive à tirer son épingle du jeu, notamment par la diversification de ses programmes.

Souvent c'est presque une révélation dans leur vie. Ils se retrouvent seuls, d'abord, dans un milieu complètement francophone, parce qu'il y en a qui ne sont jamais sortis de la maison. Il y en a qui s'épanouissent vraiment durant ce temps-là.

Le directeur de l'école, André Beaudin, s'est vu décerner cette année le Prix du mérite par l'Université Western qui chapeaute l'école, pour récompenser le directeur et les trente employés qui y travaillent de leur contribution au développement, à l'innovation et au leadership au sein de l'université, basée en Ontario.

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