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Des frappes aériennes font 53 morts en Syrie

Des frappes aériennes contre un marché la municipalité rebelle d'Atareb, dans le nord de la Syrie, ont fait au moins 53 morts, dont une majorité de civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

L’OSDH, un organisme basé à Londres mais qui dispose d’informateurs sur le terrain, est toutefois incapable de préciser si les frappes ont été l’œuvre du régime syrien du président Bachar Al-Assad ou de son allié russe.

Cet organisme non gouvernemental avait publié un premier bilan faisant état de 29 morts civils, dont cinq enfants.

Située dans l’ouest de la province d’Alep, Atareb est dirigée par plusieurs groupes rebelles. Elle a été ciblée par trois frappes aériennes, toujours selon l’OSDH, qui ajoute que le nombre de morts pourrait augmenter en raison de l’état grave dans lequel se retrouvent certains blessés.

Un photographe collaborant avec l’AFP a relaté des scènes de panique parmi la population d’Atareb qui tentait d’évacuer les blessés à travers les décombres des bâtiments détruits par les raids. Des hommes de la protection civile se sont joints aux habitants de la municipalité afin de porter secours aux blessés.

Le photographe a constaté la présence des dépouilles de trois enfants parmi une série de corps alignés sur le sol.

Une zone de désescalade

La municipalité d’Atareb est située dans l’une des quatre zones de désescalade instaurées dans plusieurs régions syriennes où des cessez-le-feu sont en principe observés entre les forces rebelles et celles du régime.

Réunis à Sotchi, en Russie, les présidents russe, Vladimir Poutine, et turc, Recep Tayyip Erdogan, ont plaidé pour une avancée du processus politique en Syrie dans le but de mettre un terme aux violences.

Bien que la Russie et la Turquie soient ennemies sur le terrain, les Russes soutenant le régime syrien et la Turquie des factions rebelles, les deux pays ont travaillé de concert aux cours des deux dernières années afin de mettre fin à la guerre. Ils sont d’ailleurs les parrains, avec l’Iran, du processus de paix signé à Astana, au Kazakhstan.

Les efforts communs ont notamment mené à la mise en place des zones de désescalade, qui doivent permettre d’apaiser les tensions. Une de ces zones comprend la province d'Idleb, la seule qui soit située dans le nord-ouest du pays, région qui échappe toujours au régime. Les autres zones sont situées dans les provinces voisines d’Hama (centre), d'Alep (nord) et de Lattaquié (ouest).

La répression gouvernementale de manifestations pacifiques prodémocraties, en 2011, a conduit à la Syrie sur le sentier de la guerre civile, une guerre qui s’est complexifiée en raison de l’implication de pays étrangers et de groupes djihadistes. La guerre a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés depuis 2011.

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