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Des groupes réclament plus de transparence du Bureau des enquêtes indépendantes

Des groupes de défense des droits et libertés réclament plus de transparence de la part du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), un an après son entrée en fonction.

Le bureau est chargé d'enquêter lorsqu'un citoyen est blessé ou qu'il meurt à la suite d'une intervention policière.

La Ligue des droits et libertés estime que les informations que le BEI divulgue à propos de ses enquêtes sont insuffisantes.

À l'instar d'autres groupes de défense des droits, elle lui demande de rendre publiques les informations liées au déroulement des ses enquêtes.

« On craint que ces enquêtes n'aient pas le caractère d'impartialité, d'indépendance qu'on demandait. Alors il est essentiel qu'on puisse savoir davantage comment ces enquêtes-là se passent. Et il n'y a rien actuellement, ni dans la loi ni dans le règlement, qui impose au BEI de rendre public le contenu de ses enquêtes », affirme la coordonnatrice de la Ligue, Nicole Filion.

Les organismes demandent à Québec d'apporter les modifications législatives nécessaires qui obligeraient le BEI à donner davantage d'informations au public. Ils affirment que des entités semblables au BEI dans d'autres provinces en fournissent beaucoup plus.

C'est en effet le cas du Independent Investigation Office of BC, en Colombie-Britannique. Celui-ci rend publiques, sur son site web, beaucoup d'informations de ses rapports d'enquête, en respectant l'anonymat des parties impliquées.

Dans un communiqué, le BEI a fait savoir qu'il agissait en toute transparence et impartialité, et qu'il avait une obligation de protéger les informations qui pourraient révéler l'identité, par exemple, de témoins et de policiers qui se trouvent au cœur d'une enquête.

Avec les informations d'Éric Plouffe

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