Retour

Des médecins à Kelowna pour dénoncer la réforme fiscale proposée par les libéraux

Des médecins avertissent le gouvernement libéral que les changements proposés dans le cadre de la réforme fiscale qui touche les petites entreprises et certains professionnels, dont les médecins, pourraient forcer les femmes médecins à quitter cette profession. Certains ont voyagé jusqu'à Kelowna pour faire entendre ces arguments.

La nouvelle présidente de l’Association médicale canadienne (AMC) Gigi Osler a tenu une table ronde avec des médecins à Kelowna mardi au même endroit où le caucus libéral se rencontre cette semaine. Ils souhaitent faire comprendre clairement que les médecins sont contre ces changements et entendent faire pression sur le ministre des Finances Bill Morneau pour qu’ils soient abandonnés.

Une réforme qui suscite du mécontentement

La réforme fiscale présentée par le ministre Bill Morneau en juillet dernier veut empêcher la création de sociétés privées dans le strict but d'économiser de l'impôt. Cette pratique de plus en plus répandue permet aux entrepreneurs et à certains professionnels de fractionner leur revenu entre les membres de leur famille, même si ceux-ci ne travaillent pas pour eux.

Selon M. Morneau, elle leur procure un avantage auquel d'autres travailleurs au revenu similaire n'ont pas droit. Il a soutenu que le nombre de professionnels qui y ont recours a augmenté de 300 % au cours des 15 dernières années.

Les femmes pénalisées, dit l'AMC

Toutefois, l’AMC fait valoir que les femmes médecins de moins de 35 ans n’ont pas accès à des programmes de congé de maternité qui sont disponibles pour de nombreuses travailleuses. Selon la présidente Gigi Osler, les médecins se fient à la création de sociétés privées pour payer leur conjoint afin qu’ils restent à la maison et qu’ils élèvent leurs enfants. Pendant ce temps, les médecins travaillent pour rembourser leur dette accumulée pendant leurs études, fait valoir l’AMC.

« Les histoires sont touchantes. Elles [les médecins] sont anxieuses et certaines se sentent comme si on leur demandait de choisir entre leur emploi de rêve et être une mère », explique Mme Osler. « Le gouvernement doit être conscient des conséquences fortuites », ajoute-t-elle.

« Nous savons que le gouvernement applique une approche pour l’égalité des genres dans toutes ses nouvelles législations et maintenant nous entendons que les changements désavantageront les femmes. J’espère vraiment que le gouvernement écoutera nos inquiétudes », poursuit-elle.

D'après un texte de  John Paul Tasker de CBC News

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine