La construction d'une dizaine de minimaisons en territoire autochtone pour bloquer la construction du projet Trans Mountain, en Colombie-Britannique, a commencé cette semaine.

La militante Kanahus Manuel avait annoncé le projet le mois dernier, lors d’une entrevue avec Espaces autochtones. Avec la construction de ces bâtiments, elle souhaite lancer ce qu’elle croit être un second Standing Rock, cette fois-ci au Canada.

« Nous sommes dans le chemin des pipelines », a expliqué Kanahus Manuel à CBC.

La construction des minimaisons a commencé en début de semaine près de Kamloops, en Colombie-Britannique. Selon Kanahus Manuel, dix bâtiments seront stratégiquement construits le long des 518 kilomètres que prévoit traverser Trans Mountain sur le territoire traditionnel de la nation Secwepemc.

Chaque maison coûtera moins de 5000 $ et les dix constructions seront terminées avant la fin du mois de septembre, selon la militante autochtone. Greenpeace Canada finance d’ailleurs la construction de la première maison.

« Le projet Tiny House Warriors permet la création de communautés et la construction de maisons pour leurs peuples », explique Mike Hudema, un militant pour le climat et l’énergie à Greenpeace Canada.

Les maisons seront alimentées par l’énergie solaire et des efforts seront entrepris pour utiliser des matériaux recyclés lors de la construction, pour minimiser l’impact environnemental du projet.

Pour la militante autochtone, il s’agit d’un second Standing Rock, faisant écho à la mobilisation autochtone au Dakota du Nord, sur une réserve sioux, en opposition au projet de prolongement du pipeline Dakota Access.

« Beaucoup de personnes qui étaient à Standing Rock veulent venir nous aider à nous battre ici. Nous avons beaucoup de soutien. La nouvelle génération veut du changement. Cela vient des jeunes. C’est leur futur [qui est en jeu]. »

En entrevue avec Espaces autochtones le mois dernier, Kanahus Manuel disait ne pas vouloir répéter les erreurs des campements de Standing Rock, en maximisant l’expertise des gens présents.

Le projet Trans Mountain, qui doit relier les raffineries de l’Alberta à l’océan Pacifique, traverse plusieurs territoires traditionnels de nations autochtones, dont celui des Secwepemc qui n’a jamais été cédé, soutient Kanahus Manuel. Le projet pourrait mettre en danger les animaux et les cours d’eau de la région, estime-t-elle.

La nation Secwepemc est constituée de 17 communautés. Mme Manuel indique que trois de ces communautés ont signé une entente avec Kinder Morgan, la compagnie à l'origine du projet Trans Mountain, mais qu’il est difficile de déterminer exactement lesquelles, puisque les ententes sont confidentielles.

Kinder Morgan n’a pas répondu aux demandes d’entrevue de CBC.

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