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Des monteurs québécois au secours des sinistrés d'Atlanta

Une cinquantaine d'équipes de monteurs, du personnel administratif et des mécaniciens d'Hydro-Québec prennent la route de la Georgie ce matin afin d'aller prêter main-forte à leurs collègues américains pour rétablir le réseau électrique de cet État mis à mal par l'ouragan Irma.

Au total, quelque 125 employés d'Hydro-Québec se rendront dans la région d’Atlanta, dans le sud des États-Unis, pour aider leurs collègues américains à rebrancher près de 525 000 clients toujours privés d’électricité. Au plus fort de la crise, c’est un million de clients qui étaient privés de courant dans cette région.

« Ce n’est pas la première fois. Nous autres, à Montréal, on est plus sollicités pour aller donner un coup de main à nos confrères au Sud, explique un des monteurs qui part pour le sud des États-Unis, Grégory Leduc, en entrevue à RDI. Ce sera ma troisième mission cette année. »

Une douzaine d’équipes de la région montréalaise se sont donné rendez-vous dans l’ouest de l’île pour prendre la route des États-Unis en convoi. Les monteurs, dont le doyen a 30 ans d’expérience, sont enthousiastes à l’idée d’aider leurs collègues.

« Celle-là est spéciale, poursuit son collègue David Laberge. L’ampleur des dégâts est majeure. Ce sera la plus grosse mission. »

M. Jolin explique que les citoyens américains considèrent les monteurs québécois comme des héros, parce qu'ils travaillent « sous tension ».

Le travail qu’ils effectueront au sud de la frontière ressemble à ce qu’ils font tous les jours au Québec. « C’est la quincaillerie qui est différente et les tensions, explique M. Laberge. [L’objectif] c’est de remonter le réseau. C’est du rétablissement. »

Une tâche colossale

Les monteurs travailleront 16 heures par jour, et ils ignorent combien de temps durera leur mission. « Ça fait partie de la job, ajoute M. Leduc. Quand on part, on part, et quand on revient, on reviendra. Mais, pour l’instant, la priorité numéro un est de se rendre [en Georgie]. On s’en va pas là-bas pour constater les dégâts, mais pour les réparer. On sait qu’il y a des dégâts majeurs et on est prêts. »

Les monteurs de ligne québécois ont toutefois une longue route à parcourir avant d’arriver à destination. M. Leduc croit qu’ils mettront de trois à quatre jours avant d’arriver à Atlanta et de se mettre au travail.

L’entreprise Georgia Power, qui gère le réseau de distribution électrique dans la région d’Atlanta, assumera les coûts de déplacements des monteurs québécois.

Des monteurs de l’Ontario, de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick sont déjà partis pour le sud des États-Unis afin d’aider leurs collègues à rebrancher l’électricité chez les sinistrés des ouragans Irma et Harvey.

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