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Des Néo-Écossais souffrant du cancer militent pour des traitements moins coûteux

Des personnes atteintes du cancer tentent de sensibiliser le gouvernement de la Nouvelle-Écosse au fait que certains traitements ne sont pas couverts par le régime provincial d'assurance-maladie. Ils déplorent qu'un même médicament puisse coûter plusieurs milliers de dollars de plus qu'ailleurs au pays.

Des gens comme Maria Concha, atteinte d’un cancer du sein, et Deb Maskens, de l’organisme CanCertainty élèvent leur voix pour dénoncer le fait que les Néo-Écossais paient plus cher que les autres Canadiens pour un traitement.

Mme Concha s’estime chanceuse d’avoir bénéficié d’une assurance privée qui lui remboursait la chimiothérapie de 10 000$ qu’on lui suggérait pour traiter son cancer. « L’argent c’est la dernière chose dont tu veux parler, tu veux savoir que tout va bien aller, que tu vas guérir [et] que tu ne vas pas mourir », soutient-elle.

Cette dernière trouve inconcevable que tous les Canadiens n’aient pas les mêmes bénéfices en ce qui a trait aux médicaments. « C’était choquant de réaliser qu’il faut de l’argent », affirme Mme Concha.

Un avis que Mme Maskens partage. C’est une réalité qu’elle connaît bien étant elle-même atteinte d’un cancer du rein et co-porte-parole de l’organisme CanCertainty, un organisme qui lutte pour les droits des personnes souffrant du cancer.

 Ils savent qu'ils seraient supposés commencer leur traitement, mais à la place ils sont pris à sortir leur paperasse, leur calculatrice et calculer. 

Deb Maskens, atteinte d'un cancer du rein et coporte-parole de CanCertainty

« Mettre cette pression sur la personne malade c’est réellement une injustice », souligne Mme Maskens. Celle qui représente quelque 35 groupes de patients fait aussi remarquer qu’en comparant les différentes provinces entre elles, à revenu égal pour un même traitement, c’est en Nouvelle-Écosse qu'on paie le plus cher.

Le ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse, Leo Glavine, reconnaît que la province pourrait faire mieux dans ce dossier.

Pour un régime d’assurance-médicament pancanadien

La Coaltion canadienne de la santé (CCS) milite depuis 1970 à faire implanter au Canada un régime d’assurance-médicament collectif.

Adrienne Silnicki, coordonnatrice de la CCS, affirme que le Canada est le seul pays à avoir un système de soins de santé universel qui exclut l'assurance-médicament.

L’organisation qu’elle représente soutient que le gouvernement fédéral pourrait économiser jusqu’à 11 milliards de dollars annuellement en mettant ce système en place. Un tel régime permettrait surtout un accès juste et équitable aux divers traitements.

Avec les informations de Sabrina Fabian

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