De nouvelles données d'Environnement Canada pourraient permettre aux municipalités de mieux prévoir les inondations printanières, selon le chercheur à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), Karem Chokmani.

D'après une entrevue réalisée à l'émission Bon pied, bonne heure!

Selon M. Chokmani, Environnement Canada utilise, depuis 1 an et demi, un nouveau système pour faire des prévisions hydrométriques.

Ce système permet d'appréhender les inondations trois jours à l'avance.

Des outils en développement

Les chercheurs de l'INRS utilisent notamment les images radar et des drones pour faire de la recherche de précision.

Karem Chokmani souhaite outiller le Québec, notamment avec des cartes plus précises et des données intégrées sur les facteurs de risque d'inondation et d'embâcles.

Ces outils permettraient de prévoir des actions en cas d'inondation et réduiraient le stress des citoyens et des intervenants.

En déterminant à l'avance l'ampleur d'une inondation, M. Chokmani estime qu'il serait possible de faire des interventions structurelles pour protéger et immuniser les bâtiments, dégager les sous-sols, installer des sacs de sable et prévoir des places pour héberger les personnes dont la résidence est touchée.

Lors des dernières années, des centaines de Gaspésiens ont été évacués en raison des inondations printanières. En 2007, deux personnes sont mortes.

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