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Des personnes atteintes du syndrome d'enfermement réussissent à communiquer

Une interface cerveau-ordinateur permet de déchiffrer les pensées des personnes incapables de communiquer en raison d'un locked-in syndrome, également connu sous le nom de syndrome d'enfermement.

Un texte d'Alain LabelleCette percée pourrait révolutionner la vie des personnes qui vivent avec cet état neurologique rare dans lequel elles sont éveillées et totalement conscientes (elles voient et entendent tout), mais ne peuvent ni bouger ni parler, en raison d'une paralysie complète, excepté le mouvement des paupières et parfois des yeux.

Dans cette étude, l’interface a pu lire dans les pensées des patients qui ont été capables de répondre à des questions posées verbalement par un « oui » ou par un « non ».

Contre toute attente, les quatre participants à l'étude ont déclaré être « heureux » malgré leur état. Un homme a même refusé à plusieurs reprises à sa fille de se marier.

L’interface cerveau-ordinateur non invasive détecte les réponses en mesurant les changements des concentrations d'oxygène dans le sang au niveau cérébral. Elle fait appel à la spectroscopie dans le proche infrarouge combinée à un électroencéphalogramme pour mesurer l'oxygénation sanguine et l'activité électrique au niveau cérébral.

Ce syndrome est souvent le résultat d’un accident vasculaire cérébral ou d’un accident de la route.

Le Pr Niels Birbaumer du Wyss Center for Bio and Neuroengineering de Genève, en Suisse, affirme que ces résultats démentent sa propre théorie selon laquelle les personnes atteintes d'un locked-in syndrome complet sont incapables de communiquer.

Si nous parvenions à reproduire cette étude auprès d'un plus grand nombre de patients, je pense que nous pourrions rétablir une communication utile dans les états de locked-in syndrome complet pour les personnes atteintes de maladies des motoneurones.

Pr Niels Birbaumer

L’objectif est donc de rendre cette technique disponible dans la pratique clinique, une réalité qui aura un impact considérable sur la vie quotidienne des personnes vivant dans cet état.

Le détail de cette étude est publié dans la revue PLOS Biology.

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