Retour

Des policiers de Val-d'Or sortent de leur mutisme

Les agents Simon Drouin et Émilie Langlois, qui ont été suspendus et qui ont fait l'objet d'une enquête du Service de police de la Ville de Montréal, se sont confiés à TVA, dans le cadre de l'émission J.E. diffusée mardi soir.

En plus de réfuter en bloc les allégations, ils affirment n'avoir rien à se reprocher malgré le fait qu'ils aient été suspendus.

J'ai toujours fait mon travail de façon exemplaire, professionnelle.

Émilie Langlois, policière de la Sûreté du Québec

Les deux nient également l'existence de pratiques policières discriminatoires et d’un racisme systémique des policiers à l’égard des Autochtones, contrairement à ce qu'affirme l'observatrice civile indépendante Fannie Lafontaine.

Simon Drouin se défend d'être raciste. « Que ce soit un Autochtone ou une personne blanche, ou toute autre race, je vais intervenir de façon professionnelle », se défend-il.

Pour sa part, Émilie Langlois déplore l'attitude de certains Autochtones de Val-d'Or que les policiers peuvent être amenés à interpeller.

« Ce sont des femmes, des hommes qui ont des problèmes de santé mentale, de toxicomanie. Ces personnes-là, elles ne veulent pas s'aider. On a beau vouloir les aider, mais quand quelqu'un ne veut pas s'aider... C'est plate, mais on ne peut pas aller plus loin », dit-elle.

L'agent Drouin, qui a eu recours à de l'aide psychologique, refuse de dire à quel moment il pourra recommencer à patrouiller à Val-d'Or.

Chose certaine, selon lui, ce n'est pas pour tout de suite. « J'ai besoin de temps, dit-il. On en est encore à se demander comment ça va aller. Je n'ai pas de réponse, moi non plus, à cette question-là. On a beaucoup de remises en question. On a des doutes... Une chose qui est sûre, d’après moi, je ne redeviendrai jamais plus le policier que j'étais. Je ne suis pas prêt. »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Recettes de Noël - Ragoût de boulettes de dinde et épinards