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Des pompiers déployés en Colombie-Britannique racontent l'ampleur du brasier

Ils sont plus de 3000 pompiers à livrer une lutte acharnée contre les feux de forêt qui font rage en Colombie-Britannique. Alors que l'état d'urgence a été prolongé de deux semaines mercredi, les équipes commencent à sentir que leur travail sur le terrain porte fruit Portrait de ceux qui mènent le combat contre ces incendies ravageurs.

Un texte de Jacaudrey Charbonneau

À bord de sa camionnette, Eric Antiffaeff se fraye un chemin sur la route cabossée ouverte pour pouvoir combattre l'incendie. Le brasier à atteindre est celui de Green Mountain, situé à 25 kilomètres au sud de la ville de Quesnel.

Celui qui supervise la gestion des incidents pour le ministère des Forêts, soutient que plusieurs facteurs sont à l’origine de l'envergure de la crise.

« D'abord, le temps sec et chaud. Ensuite, le manque de ressources de la province pour lutter contre les incendies de forêt. Finalement, la mauvaise visibilité qui nous a empêchés de bien estimer l'étendue de certains brasiers », explique-t-il.

Heureusement, depuis quelques jours, la température est plus fraîche et les vents sont forts, ce qui facilite le travail des équipes sur le terrain. Les autorités restent toutefois prudentes puisque des orages, des bourrasques et des éclairs sont attendus mercredi soir.

Des renforts de partout au pays

Venu de l'Ontario, Jayme Martel en est à sa troisième année comme pompier spécialisé dans les feux de forêt. Étudiant à la technique en génie mécanique le reste de l'année, lui aussi n'a jamais été déployé sur un incendie aussi grand.

Il travaille depuis une semaine de 12 à 17 heures par jour, pour un maximum de 14 jours consécutifs.

Le brasier de Green Mountain a atteint 5000 hectares même s'il est maîtrisé à 60 %. Jayme et ses collègues doivent s'assurer que les sources de chaleur sous la terre sont bien éteintes, sans quoi le brasier pourrait renaître de ses cendres.

Jayme explique qu'il doit séparer à l'aide d'une hache les racines de la végétation qui n'a pas été calcinée. « C'est différent comparé à l’Ontario. Ici, on a moins accès à des sources d'eau qu'à la maison, alors on utilise autre chose pour travailler, comme la hache », raconte-t-il.

Loin des boyaux et de l'équipement lourd, ce genre de tâche demeure essentiel.

« Ce n'est pas un travail très chic, mais il faut éteindre chaque source de chaleur », conclut Jordan Mack, un autre pompier ontarien.

Alors que plus de 3000 kilomètres carrés de forêt brûlent toujours et que les pompiers poursuivent leur lutte sans relâche, 45 000 évacués attendent de rentrer à la maison en espérant échapper à ces scènes de dévastation.

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