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Des propriétaires d'armes ne veulent pas les enregistrer

Le regroupement Tous contre un registre québécois des armes à feu est venu réitérer son opposition féroce au projet de loi 64, qui prévoit la mise en place d'un tel registre.

Un texte de Nicolas Vigneault

Le mémoire déposé en commission parlementaire soutient que « plusieurs propriétaires d'armes à feu n'enregistreront pas leurs armes » malgré l'adoption du projet de loi. Appelés à préciser leur position en marge de leur présentation, les représentants du regroupement ont indiqué que leur intention n'était pas d'inciter leurs membres à transgresser la loi.

« On n'encourage pas ça, là. On se fait juste les porte-parole de ce qui a été dit par plusieurs de nos membres », a souligné Jessie Mc Nicoll, responsable des communications du groupe.

« Au niveau des propriétaires d'armes à feu, il y en a beaucoup qui n'enregistreront pas, ce qui nous dit que le registre va être incomplet, et beaucoup plus incomplet que le registre canadien. Donc, en bout de ligne, ça va être sûrement un fiasco au niveau financier et au niveau de l'enregistrement aussi », a ajouté Guy Morin, vice-président du regroupement.

En commission parlementaire, les représentants de Tous contre un registre québécois des armes à feu sont venus dire que les membres des différents clubs de tir étaient aptes à s'occuper de leurs collègues qui éprouvent des problèmes psychologiques, en entreposant leurs armes chez un autre membre. « Ce n'est pas que la personne se départisse de ses armes, c'est vraiment qu'elle les entrepose à l'extérieur de sa maison et qu'elle puisse les reprendre quand elle veut aller tirer », a expliqué Mme Mc Nicoll

C'est à ce moment que le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, est intervenu pour dire que ce rôle de surveillance des armes à feu revenait principalement aux policiers. « Si tout le monde fait le travail de la police et qu'il n'y a plus de police, c'est un peu la définition de l'anarchie, honnêtement », a conclu le ministre.

Le regroupement Tous contre un registre québécois des armes à feu a recueilli jusqu'à maintenant 60 000 noms dans le cadre d'une pétition qui s'oppose au registre des armes à feu.

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