Une enquête de CBC/Radio-Canada met en doute la validité de millions de contraventions pour excès de vitesse émises au Canada. Au coeur du problème : les méthodes utilisées pour vérifier la calibration des appareils radars, qui pourraient différer d'un corps policier à l'autre.

En Ontario, les agents de la police provinciale doivent tester leur appareil radar, avant chaque quart de travail, en activant une fonction interne de l'appareil. Toutefois, depuis plus de 10 ans, ils ont cessé de réaliser un test additionnel à l'aide d'un diapason. Une précaution qui a été jugée désuète, selon Kerry Schmidt, porte-parole de la Police provinciale de l'Ontario (PPO).

Une affirmation qui surprend l'expert américain Donald Sawicki : aux États-Unis, le test avec diapason est toujours obligatoire. À son avis, c'est la seule façon de tester tout le système.

Au Canada, pour un même appareil radar, les protocoles de calibrage peuvent différer d'un corps policier à l'autre. Cependant, la majorité d'entre eux, comme la Sûreté du Québec, exigent toujours le test manuel.

Ce n'est plus le cas dans certaines régions de l'Ontario, ou à Régina, en Saskatchewan. Une grave erreur, voire une fraude, selon l'avocat torontois Dannial Baker. Selon lui, un appareil mal calibré, même s'il s'agit d'une erreur d'un seul kilomètre, peut faire une différence sur le montant de l'amende ou le nombre de points d'inaptitude.

Avec le reportage de Gabrielle Sabourin

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