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Des réfugiés syriens refont leur vie à Saint-Hyacinthe

La grande majorité des réfugiés syriens arrivés au Québec depuis le début de l'année ont été installés dans la région de Montréal. Des villes de plus petite taille font aussi beaucoup d'efforts pour en accueillir. C'est le cas de Drummondville, Granby, Trois-Rivières ainsi que la ville de Saint-Hyacinthe où 59 Syriens se sont installés.

Un reportage de René Saint-Louis

Abdou Aldiri, sa femme Fatma et leurs six enfants sont arrivés à Saint-Hyacinthe le 10 février dernier. Ils ont été accueillis par la Maison de la famille des Maskoutais, qui coordonne les efforts de plusieurs organismes responsables de 59 réfugiés parrainés par l'État.

Pour l'organisme, il s'agit de la plus importante opération d'accueil de réfugiés, mais ce n'est pas la première. Trente-six Kosovars ont été accueillis en 1999 et 40 Bhoutanais en 2011.

Cependant, l'accueil des Syriens s'est fait dans un court laps de temps puisqu'ils sont tous arrivés en février, souligne la coordonnatrice des services aux immigrants de la Maison, Jubilee Larraguibel.

Les deux priorités ont été de trouver des logements et d'inscrire les enfants à l'école. Saint-Hyacinthe dispose d'atouts par rapport à certaines grandes villes comme la facilité de trouver de grands logements pour les familles nombreuses. La directrice des communications de la Ville, Brigitte Massé, raconte qu'après une semaine, toutes les familles étaient bien logées, y compris la famille d'Abdou Aldiri, qui compte huit personnes, ainsi qu'une autre famille nombreuse composée de 11 personnes.

Après plus d'un mois à se familiariser avec leur nouvel environnement, les adultes envisagent maintenant d'apprendre le français dans l'espoir de se trouver rapidement du travail. Deux options s'offrent à eux : un programme complet de francisation au Cégep de Saint-Hyacinthe, ou encore des cours à la pièce à la Maison de la famille des Maskoutais.

La directrice des communications, Brigitte Massé, rappelle cependant que l'emploi est le principal facteur d'intégration et qu'à ce niveau, Saint-Hyacinthe tire très bien son épingle du jeu.

« L'emploi est un critère que les immigrants vont regarder très rapidement. "Est-ce que j'ai une possibilité de me trouver un emploi dans la ville où je m'installe?" Et à Saint-Hyacinthe, on est, cette année, la capitale canadienne de l'emploi. »

« La ville est une technopole agroalimentaire et on a beaucoup d'immigrants qui proviennent de pays où l'agriculture est très présente. Alors, ils arrivent ici avec une expertise qu'ils peuvent mettre à contribution et que les employeurs recherchent », fait valoir Mme Massé.

Les astres semblent alignés pour Abdou Aldiri puisqu'il est justement spécialisé en production industrielle de fromage.

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