L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que les experts seront en mesure, d'ici quatre à huit semaines, d'établir le rôle joué par le virus Zika dans l'apparition de microcéphalies et dans le développement du syndrome de Guillain-Barré.

Les zones de transmission connues du virus Zika sont surtout en Amérique latine, mais des cas ont été signalés ailleurs dans le monde.

Même si aucune preuve scientifique incontestable n'a encore été présentée à ce jour, le virus, transmis par les moustiques, est fortement soupçonné, quand il atteint une femme enceinte, d'entraîner une grave malformation congénitale du foetus, la microcéphalie (réduction du périmètre crânien, néfaste au développement intellectuel).

Il est aussi associé au syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique qui peut entraîner une paralysie irréversible ou la mort.

Sinon, dans la plupart des cas, le virus provoque des symptômes grippaux bénins (fièvre, maux de tête, courbatures).

La sous-directrice de l'OMS pour les systèmes de santé et l'innovation, la Dre Marie-Paule Kieny, a par ailleurs annoncé que les essais cliniques à grande échelle de vaccins contre le virus ne devraient pas commencer avant 18 mois.

Des vaccins sont actuellement à l'étude dans une quinzaine de laboratoires et agences nationales de recherche de par le monde, a-t-elle précisé.

L'OMS a déclaré, début février, le Zika urgence de santé publique de portée internationale.

Le Brésil est le pays le plus touché au monde, avec environ un million et demi de personnes contaminées depuis 2015, suivi de la Colombie.

Les autorités du Salvador, de la Colombie, du Brésil, de l'Équateur et du Honduras ont tour à tour demandé aux femmes de reporter leurs grossesses, pour éviter de graves malformations du foetus.

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