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Des résidents de Laval déplorent la transformation d'un parc en QG de construction

Des résidents du quartier Sainte-Dorothée reprochent à la Ville de Laval d'avoir transformé une section du parc Jolibourg en quartier général de construction sans les avoir consultés et lui demandent de retourner le terrain à son état initial.

Le 17 juillet dernier, les résidents de la rue du Relais et Val-Brillant, qui bordent une section du parc Jolibourg, ont été réveillés vers 5 h 45 du matin par l’arrivée de camions. Des travailleurs se sont aussitôt mis au travail pour dégazonner cette portion du parc, qui se trouve derrière un boisé.

« Ils ont tout bulldozé [sic] jusqu'à l'autre bout du parc! », raconte Mike Sforza, un résident quartier.

Les résidents ont d’abord pensé qu’ils transformaient l’espace en parc à chiens, mais cette hypothèse n’a pas fait long feu. Dès le lendemain, l’espace en question avait été complètement recouvert d’asphalte. Le jour suivant, trois roulottes de construction s'y installaient, ajoutant à la confusion.

Le 19 juillet, après une série d’appels infructueux à la Ville de Laval, les résidents ont finalement reçu des réponses. Le conseiller municipal Nicolas Borne, qui lui-même dit n’avoir été mis au fait de la situation que ce matin-là, est venu à la rencontre des citoyens pour leur apprendre que l'espace servirait à entreposer les outils des firmes de construction chargées de refaire deux ponts menant à l’île Bigras.

La durée de ces travaux est estimée à trois ans.

Un quartier bouleversé

Marie Claire Lachapelle réside dans le quartier depuis 17 ans, tout juste à côté de ce qu’elle appelle le « quartier général » des travaux. Elle estime que ses voisins et elle-même ont maintenant perdu toute jouissance de leur résidence, que beaucoup ont choisi en raison de la proximité du parc.

« J'avais une vue sur le parc, et maintenant j'ai une vue sur des roulottes », déplore-t-elle.

Le quartier est densément peuplé, souligne Mme Chapelle, et chaque habitation ne dispose que d'une petite cour, ce qui fait que les familles ont pris l'habitude de laisser les enfants se promener librement, notamment pour aller jouer au parc.

« C'est une petite communauté, tout le monde se connaît. Mais quand la construction va commencer, ça va être beaucoup plus dangereux pour les enfants », prévient-elle.

Mme Lachapelle ne s'explique pas la décision de la Ville d'installer ces roulottes dans un quartier résidentiel, alors que d'autres terrains sont disponibles dans les environs. Elle mentionne entre autres un terrain situé derrière le centre commercial de Jolibourg, qui est en vente depuis au moins deux ans, selon elle.

Les résidents déplorent particulièrement l'attitude « méprisante » de la Ville de Laval qui les a mis devant le fait accompli.

Le directeur de l'ingénierie de la municipalité, Philippe Guilbeault, indique que plusieurs rencontres ont eu lieu auprès des résidents de l'île Bigras et du chemin du Bord-de-l'Eau, qui croise les ponts à refaire. Il confirme toutefois que les résidents du quartier Sainte-Dorothée n'ont pas été avisés de l'asphaltage d'une section du parc Jolibourg.

Une nouvelle rencontre est prévue le 26 juillet à l'église Notre-Dame-de-l'Espérance, sur l'île Bigras, et les résidents de Sainte-Dorothée ont bien l'intention d'y assister. Ils veulent notamment demander à la Ville de Laval de remettre le parc Jolibourg dans son état initial, et de fournir un autre terrain aux firmes de construction.

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