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Des résidents expulsés de chez eux par grand froid

Des résidents de Moncton ont été expulsés de chez eux vendredi avec un préavis de 24 heures alors que la température était de - 20 °C, car leurs propriétés sont jugées comme étant non sécuritaires par le service d'incendie de la Ville.

Trois bâtiments ont été condamnés à l’angle des rues Gordon et Highfield.

Ces propriétés ont toutes été achetées il y a un peu plus d'un mois par Ashford Investments, pour près d'un demi-million de dollars.

Le bureau de l'entreprise est situé juste en face des maisons condamnées.

Plusieurs résidents (locataires) de ces maisons ont crié après la police et les pompiers pour exprimer leur colère, alors que d’autres sont montés tranquillement à bord de voitures qui venaient les chercher, armé de sacs sous chaque bras.

Un de ces résidents, Daniel Roy, avait emménagé dans l'une de ces maisons avec sa femme il y a environ huit mois, après avoir été forcé de quitter leur dernière maison qui a été la proie des flammes.

« Ce n'est pas si facile d’aller ailleurs, tout est plein et il faut de l'argent pour déménager », déplore-t-il.

Un autre locataire, Nick MacIntyre, se dit aussi inquiet.

« C’est difficile de trouver un logement abordable pour mon chien et moi », explique-t-il.

L’homme et son chien, Winston, ne savent toujours pas où ils iront. Il se demande aussi s’il a des droits relativement à cette situation.

« Je ne vais pas emmener mon chien à la SPCA pour rester dans un refuge », soupire Nick MacIntyre.

Une action nécessaire

Des équipes étaient sur les lieux pour fixer des panneaux de contreplaqué aux portes et aux fenêtres.

Charles LeBlanc, chef de la prévention des incendies de la division des pompiers de Moncton, a déclaré que c'était une étape difficile, mais nécessaire.

« Les conditions à l'intérieur sont déplorables. La sécurité des occupants à l'intérieur est compromise. C'est un jour triste, ce n'est pas ce que nous voulons faire », a ajouté Charles LeBlanc.

Il n’a voulu révéler qui l’a avisé du mauvais état des lieux, mais a dit que les propriétaires des résidences avaient payé pour faire démolir ces maisons.

Pour sa part, Daniel Roy dit comprendre que la sécurité des lieux pose problème, mais il se demande si la solution est de laisser les occupants à la rue.

Pas de commentaires

Ashford Investments, le propriétaire des maisons jugées non sécuritaires, n’a pas voulu commenter les expulsions ni l’état des habitations.

Les employés de l’entreprise ont toutefois regardé la scène depuis les fenêtres du bureau.

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