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Des sages-femmes en Ontario aimeraient offrir certains services d'avortement

Selon l'Association des sages-femmes de l'Ontario, il y a de plus en plus d'intérêt pour offrir certains services d'avortement parmi ses 800 membres.

Un texte de Julie-Anne Lamoureux

L'Association a d'ailleurs profité des discussions sur la loi pour créer des zones « protégées » autour des cliniques d'avortement afin de soumettre l'idée au gouvernement et d'ouvrir le dialogue.

Actuellement, les sages-femmes en Ontario - et ailleurs au Canada - n'ont pas le droit de procéder à des avortements.

Les sages-femmes estiment toutefois que ce droit permettrait de faciliter et d'améliorer l'accès à l'avortement dans certaines régions de la province.

Elles voudraient ainsi accompagner les femmes dans la démarche d'interruption de grossesse avant, pendant et après l'intervention.

Le modèle de relation d'aide offert par les sages-femmes pourrait s'appliquer, selon elles, à la démarche abortive pour assurer un service d'écoute, de conseils, d'avortement et de soins post-avortement.

Les sages-femmes ontariennes demandent par exemple le droit de prescrire la pilule abortive Mifegymiso et de procéder à des avortements de type aspiration manuelle intra-utérine, qui est une forme d'avortement chirurgical.

L'Association canadienne des sages-femmes affirme que l'intérêt n'est pas limité aux sages-femmes de l'Ontario et que des consoeurs ailleurs au pays envisagent cette idée.

L'Ontario n'est pas pour

Le gouvernement de l'Ontario travaille actuellement pour accroître les pouvoirs des sages-femmes dans la province en vertu de la Loi sur les sages-femmes.

Le ministre de la Santé, Eric Hoskins, souhaite par exemple qu'elles puissent prescrire davantage de médicaments et demander des tests de laboratoire.

Même s'il mentionne que des discussions ont eu lieu entre son ministère et les sages-femmes ontariennes, il n'est pas question pour l'instant d'élargir leur rôle pour procéder à des avortements ou prescrire la pilule abortive.

La Loi sur les sages-femmes ne fait aucunement référence à ce pouvoir, selon lui.

L'Association des sages-femmes de l'Ontario estime que le Collège des sages-femmes de la province pourrait déterminer la formation nécessaire afin de permettre à ses membres d'offrir des services d'avortement.

« Occasion manquée »

La porte-parole en matière de santé pour le Nouveau Parti démocratique, France Gélinas, estime que les sages-femmes devraient avoir le droit de prescrire la pilule abortive offerte au Canada depuis janvier.

L'Ontario couvre les frais de la pilule depuis le mois d'août. Le gouvernement disait alors que cette option allait aider à améliorer l'accès à l'avortement.

Santé Canada estime que c'est aux provinces de décider si les sages-femmes peuvent prescrire cette pilule et l'administrer. Ce n'est toutefois pas à l'étude en Ontario.

D'après les informations de CBC

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