Retour

Des scientifiques inquiets de l'arrivée de Trump sauvegardent des milliers de documents

L'arrivée du président désigné Donald Trump à la Maison-Blanche sème l'inquiétude dans le milieu scientifique. À l'instar de leurs collègues américains, les scientifiques canadiens prennent leurs précautions pour protéger des données importantes.

Une petite armée de soldats du web s'est réunie dans une bibliothèque de l'Université de Toronto samedi.

Les yeux rivés sur leurs écrans, une centaine d'universitaires ont archivé des données scientifiques qu'ils craignent de voir disparaître avec l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Le but de la journée était de récupérer plus de 74 000 documents et publications de l'Agence américaine de Protection de l'Environnement.

Faire vite

Michelle Murphy de l'Unité de recherche en technoscience à l'Université de Toronto explique que « c'est une course contre la montre ».

Il faut d'abord cibler les publications les plus susceptibles de déplaire à la future administration Trump et puis les copier dans des serveurs bien à l'abri.

Ce que nous recueillons appartient à la communauté scientifique internationale. Pas seulement aux États-Unis.

Matt Price, Unité de recherche en technoscience, Université de Toronto

Mackenzie Nicholls fait partie de la centaine de bénévoles qui ont répondu à l'appel des organisateurs. Il s'agit de sa première expérience à un marathon d'archivage.

« C'est un style différent de programmation. On ne construit pas un site web ou une application, mais vraiment une machine qui va filtrer de l'information », dit-il.

Même avant Trump

« Ils ont fait des événements comme ça pour Obama et les présidents avant Obama alors ce n'est pas quelque chose qui est unique avec Trump », ajoute Mackenzie Nicholls.

C'est d'ailleurs l'expérience de l'attitude du gouvernement Harper envers les scientifiques qui a inspiré la tenue de l'événement, selon Michelle Murphy.

D'autres marathons d'archivage sont prévus dans les semaines à venir ailleurs en Amérique du Nord.

Un effort soutenu qui traduit bien l'inquiétude des scientifiques face à un président désigné qui a multiplié les nominations discutables aux yeux des écologistes.

Avec le reportage de Mathieu Simard

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine