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Des syndicats de CPE à la recherche d'un mandat de grève

Les syndicats des travailleuses en centre de la petite enfance (CPE) affiliés à la CSN sont à la recherche d'un mandat de grève auprès de leurs membres. Leur convention collective est échue depuis plus de deux ans et la négociation avec la partie patronale se trouve toujours dans une impasse.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

Dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, le Syndicat des travailleuses des CPE de Montréal et de Laval-CSN invite ses 2800 membres à « passer à l’action » en se rendant dans une « salle du Stade olympique », le 9 septembre. Les éducatrices de la région métropolitaine seront appelées à se prononcer sur un mandat de grève de six jours, sans date précise.

Les discussions avec la partie patronale, composée des associations patronales et du ministère de la Famille, sont au point mort depuis la suspension de la négociation en juin, le temps de laisser place à une réflexion.

Cette réflexion conduit maintenant tous les syndicats d’éducatrices affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, soit 11 000 travailleuses dans 400 des 1500 CPE au Québec, à convoquer leurs membres pour un vote sur un mandat de grève d’ici le 22 septembre.

Un écart « énorme » entre les objectifs patronaux et syndicaux

Les demandes d’associations patronales représenteraient « un net recul », aux dires de la présidente du syndicat de Montréal et Laval, Carole Leroux.

Elle juge plusieurs propositions déraisonnables, dont celle de retirer les ratios de la convention collective, soit de 8 à 10 enfants, en plus de 5 poupons, par éducatrice. « Ce sont des ratios qui ont été émis par le ministère de la Famille, ils veulent sortir ça de la convention », s’est indignée Mme Leroux, qui craint que la charge soit éventuellement augmentée.

Des associations patronales proposeraient également des hausses salariales inférieures à ce que le gouvernement a offert aux employés de l’État et d’augmenter de 60 à 61 ans l’âge de la retraite. Les employées seraient aussi appelées à assumer 50 % des déficits futurs de leur régime de retraite.

Malgré les moyens de pression des syndicats, la négociation devrait normalement reprendre le 6 septembre.

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