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Des syndiqués du secteur public manifestent devant les bureaux de KPMG

Le président du Conseil du Trésor Martin Coiteux a réagi à la manifestation des syndiqués du secteur public devant les bureaux de KPMG mercredi en disant que le gouvernement fait son travail en matière de lutte à l'évasion fiscale et réitère que le gouvernement veut en arriver à une entente négociée avec ses employés.

Martin Coiteux maintient que les négociations vont assez bien et qu'il est « prudemment optimiste ».

« Le signal positif que l'on a à l'heure actuelle, c'est que les pourparlers avancent de façon constructive. ( ... ) Le gouvernement veut en arriver à une entente négociée et qui soit en même temps respectueuse du cadre financier. Il n'est pas question de retourner en déficit et il n'est pas question d'augmenter les impôts des Québécois non plus », a-t-il dit en entrevue au Réseau de l'information (RDI).

En manifestant devant les bureaux de KPMG, des centaines de syndiqués ont braqué les projecteurs sur le coût de l'évitement fiscal, qui prive les gouvernements d'importantes sommes susceptibles d'être réinvesties dans les services publics.

L'émission Enquête a récemment révélé que le cabinet comptable aurait aidé plusieurs de ses clients à placer des dizaines de millions de dollars dans des paradis fiscaux. La firme refuse de révéler leur identité à l'Agence du revenu du Canada.

Martin Coiteux estime pour sa part que Québec fait ses devoirs. « L'agence du revenu du Québec lutte de façon très active contre l'évasion fiscale avec des rendements qui sont au rendez-vous depuis plusieurs années. Maintenant si on parle de l'évasion fiscale à plus grande échelle, ça concerne tous les pays de la planète. Québec peut faire des choses dans son propre territoire, mais à l'échelle internationale, ça prend des ententes entre tous les pays. L'OCDE d'ailleurs fait des propositions là-dessus », a-t-il dit.

Pour Francis Collin, directeur du C.A. de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) les offres représentent une baisse significative du pouvoir d'achat des syndiqués.

« On sait qu'annuellement il y a environ 800 millions qui échappent au fisc via les paradis fiscaux, et le gouvernement, dans nos négociations, ne nous offre pratiquement rien. [...] On ne nous propose absolument rien au niveau du salaire, c'est-à-dire 0 % et 0 % pour les deux premières années, et ensuite 1 % pour les trois années supplémentaires », déplore-t-il.

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