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Des temps d'attente qui s'allongent pour certaines opérations au Canada

Les Canadiens doivent attendre plus longtemps qu'il y a trois ans pour obtenir un remplacement articulaire ou une opération chirurgicale de la cataracte, selon des données de l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) publiées jeudi.

Un texte de Thibault Jourdan

En 2017, 71 % des patients canadiens qui avaient besoin d'une opération de la cataracte l'ont eu dans le délai recommandé de 16 semaines, contre 76 % en 2015.L’écart est cependant plus grand lorsqu’on analyse les données pour les remplacements articulaires. Ainsi, en 2017, 76 % des patients canadiens ayant eu une arthroplastie de la hanche, et 69 % de ceux qui ont eu une arthroplastie du genou, ont été opérés dans les délais recommandés. Ces données étaient respectivement de 81 % et de 77 % en 2015.

Des différences entre provinces

« La plupart des provinces ont vu un déclin dans le pourcentage de patients qui réussissent à avoir leur traitement dans les délais recommandés », affirme Christina Lawand, chercheuse principale à l’Institut canadien d’information sur la santé.Certaines provinces s’en tirent mieux que d’autres. « On voit, par exemple, que le Québec a réussi à maintenir le nombre de patients qui reçoivent leur opération dans les délais recommandés. L’Ontario a des résultats qui sont un peu supérieurs à la moyenne, malgré un glissement de ses chiffres au cours des trois dernières années », précise Christina Lawand.

Les Maritimes ont des résultats inférieurs à la moyenne, sauf pour Terre-Neuve-et-Labrador, qui se démarque dans les remplacements de la hanche et dans les opérations de la cataracte. « Les temps d’attente y sont les moins longs au pays pour les opérations de la cataracte », précise Christina Lawand.

Moins d'attente pour les opérations urgentes

Les temps d’attente sont stables du côté des opérations qui constituent une urgence. « Dans l’ensemble, on a réussi à maintenir les temps d’attente et un haut niveau du nombre de patients qui peuvent recevoir leur traitement dans les délais recommandés », indique la chercheuse.

Des temps d’attente plus longs, mais plus de patients traités

Pour expliquer l’augmentation des temps d’attente, Christina Lawand cite notamment vers des facteurs sociodémographiques, comme « le profil de la population, le rythme de vieillissement de la population, l’éloignement des centres spécialisés ».L’organisation des services de santé peut aussi expliquer cette augmentation des temps d’attente.Néanmoins, la chercheuse assure que, malgré un allongement des temps d’attente, il y a toujours plus de Canadiens qui reçoivent des soins. « Pour les remplacements articulaires par exemple, les volumes n’ont pas arrêté d’augmenter. Au final, on offre quand même plus de services », conclut-elle.

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