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Des victimes de la thalidomide insultées par les commentaires du ministre des Personnes handicapées

Des membres d'un groupe de victimes de la thalidomide sont choqués et insultés à la suite d'une rencontre avec le ministre fédéral des Personnes handicapées, Kent Hehr.

Lors d'une conférence de presse organisée mardi à Ottawa, les membres du groupe ont accusé le député de Calgary d'avoir fait des commentaires inappropriés au sujet de leur espérance de vie.

Le ministre nie une de leurs accusations et affirme s’être excusé pour ses commentaires qui auraient été mal interprétés.

Fiona Sampson, une victime de thalidomide et avocate spécialisée dans les droits de la personne, était à la rencontre du 19 octobre.

« En réponse aux témoignages touchants des membres de notre groupe, le ministre Hehr, sans provocation, a dit : "Bien, ce n’est pas aussi grave pour vous comme adultes que ça l’était quand vous étiez enfants!" », dit Fiona Sampson.

Fiona Sampson affirme que le groupe a expliqué au ministre que leur espérance de vie est courte et que cinq membres du groupe sont décédés depuis qu’Ottawa s’est engagé à aider les victimes de la thalidomide en 2014.

« Il nous a dit : "Il vous reste donc environ 10 ans. C’est une bonne nouvelle pour le gouvernement canadien." »

Dans une déclaration, Kent Hehr nie avoir commenté l’espérance de vie de ces personnes et dit que ces propos ont été mal interprétés.

« Je sympathise grandement avec les victimes de la thalidomide. J’ai écouté leurs histoires et je sais que notre gouvernement prend leurs inquiétudes au sérieux. Je vais continuer de défendre les intérêts de tous les Canadiens handicapés », écrit le ministre.

« Étant moi-même une personne handicapée, je n’avais pas l’intention d’insulter qui que ce soit. Mes commentaires ont été mal interprétés et je me suis excusé immédiatement après avoir appris que mes commentaires avaient offusqué des gens. »

Des allégations de contact physique non voulu

Fiona Sampson accuse aussi le ministre d’avoir touché une des membres du groupe de façon inappropriée. Selon elle, Kent Hehr aurait agrippé le bras d'une femme près de la poitrine.

« C’était un contact physique non voulu qui a violé son espace personnel. »

Kent Hehr a affirmé mardi qu’il entendait ces allégations pour la première fois.

« J’ai parlé à l’organisation la semaine dernière afin de m’excuser pour mes commentaires qui avaient été mal interprétés, mais c’est la première fois que j’entends parler de cette accusation. Je suis très troublé. Si un contact physique a eu lieu, il était complètement accidentel et je m’en excuse », dit le ministre.

Les survivants demandent au gouvernement fédéral de respecter l'engagement de les compenser avec une somme forfaitaire de 250 000 $ et de meilleures pensions annuelles.

La Chambre des communes avait unanimement approuvé une motion pour soutenir les victimes de la thalidomide en décembre 2014.

D'après les informations de Catharine Tunney, CBC News

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