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Des voix discordantes après les frappes américaines en Syrie

Deux camps se dessinent à la suite des frappes qu'ont menées les États-Unis contre une base militaire syrienne jeudi soir. Des pays comme le Canada, la France, le Royaume-Uni, Israël et l'Arabie saoudite appuient cette frappe, alors que l'Iran et la Russie, qui sont des alliés de Bachar Al-Assad, les condamnent.

L'opposition de la Coalition nationale syrienne (CNS) a été la première à réagir peu après les frappes américaines, qui ont fait au moins six morts, selon l'armée syrienne.

Un porte-parole du groupe a dit espérer que ces attaques allaient se poursuivre « afin d'empêcher le régime d'utiliser ses avions pour lancer tout nouveau raid aérien ou d'utiliser à nouveau des armes interdites par la communauté internationale ».

Tel-Aviv a aussi rapidement tenu à apporter son soutien « total » aux États-Unis.

Dans un communiqué, le bureau du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a adressé un message à l'Iran et à la Corée du Nord.

Une porte-parole militaire a affirmé à l'Agence France Presse que l'armée israélienne avait « été informée à l'avance par les États-Unis de l'attaque en Syrie qu'elle soutient totalement ».

De son côté, le Canada a déclaré par voie de communiqué qu'il appuyait les « efforts pour mettre fin à ces atrocités » en Syrie, à la suite de l'attaque chimique contre le village de Khan Cheikhoun. Un porte-parole des Affaires mondiales Canada a spécifié que des pourparlers étaient en cours avec les États-Unis précisant que d'autres détails seraient connus vendredi.

Le ministère de la Défense nationale a mentionné que les Forces armées canadiennes n'avaient pas participé aux frappes et que la priorité du Canada demeurait le démantèlement du groupe armé État islamique.

Le Royaume-Uni a affirmé que l'intervention américaine était une réponse appropriée « à l'attaque barbare à l'arme chimique », lancée par le gouvernement syrien.

La France a précisé que ces frappes étaient un « avertissement » contre le régime de Bachar Al-Assad. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a ajouté que l'utilisation d'armes chimiques devait être punie puisqu'il s'agissait « d'un crime de guerre ».

L'Arabie saoudite a salué la « décision courageuse » du président Donald Trump concernant l'utilisation présumée d'armes chimiques par le gouvernement syrien.

Des « prétextes inventés »

Moscou a jugé que la frappe américaine avait considérablement endommagé les relations entre les États-Unis et la Russie. Elle a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, peu de temps après les frappes.

Un porte-parole du Kremlin a même ajouté que « le président [Vladimir] Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une agression contre un État souverain en violation des normes du droit international [se fondant] sur des prétextes inventés ».

La Russie a aussi dit qu'elle craignait que la frappe américaine en Syrie n'affaiblisse les efforts pour combattre le terrorisme.

Pour sa part, l'Iran a condamné vigoureusement cette frappe américaine. « Nous condamnons toute action unilatérale et l'attaque [...] contre la base aérienne de Shayrat sous prétexte d'une attaque chimique suspecte mardi à Khan Cheikhoun », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

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