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Détenus pendant sept heures à la frontière américaine

Une balade familiale en voiture a viré au cauchemar pour une famille de Winnipeg. Abdelkrim Boulhout, Syhem Khallout et leurs quatre enfants ont été détenus pendant sept heures samedi par des agents américains au poste frontalier de Pembina.

Abdelkrim Boulhout et sa famille avaient pris la route vers Grand Forks, dans l'État du Dakota du Nord, pour célébrer l'anniversaire de naissance d'un de ses enfants. Ils avaient même réservé une chambre dans un hôtel avec un parc de jeux d'eau intérieurs.

Mais lorsqu'ils sont arrivés au poste frontalier terrestre de Pembina, dans le sud du Manitoba, Abdelkrim Boulhout dit que toute sa famille a été contrainte à sortir de leur minifourgonnette et a été détenue pendant sept heures pour aucune raison.

« Ils ont demandé à mon épouse si nous étions armés », raconte-t-il. « Bien sûr que non! Mes enfants sont dans la voiture. Je n'ai jamais possédé d'arme de toute ma vie. »

Algérien d'origine, M. Boulhout est citoyen canadien depuis 1987. Il a souvent voyagé avec son épouse et ses enfants, notamment en France, en Espagne et au Mexique, sans aucun problème.

Il peine à comprendre pourquoi cette fois, il a été détenu sans justification. M. Boulhout croit qu'il a été victime de profilage racial.

« Je me suis senti comme un criminel, comme un terroriste », dit Abdelkrim Boulhout. « Je ne pouvais circuler librement, l'agent ne le permettait pas. »

Abdelkrim Boulhout dit qu'il a demandé aux agents frontaliers s'il pouvait tout simplement rentrer au Canada, mais les agents qui les détenaient ont refusé sa demande : son épouse et ses quatre jeunes enfants étaient épuisés et affamés, car les agents frontaliers leur ont donné accès à de l'eau, mais pas de nourriture.

« Sept heures, c'est trop », dit Syhem Khallout, l'épouse d'Abdelkrim Boulhout. « J'avais seulement de l'eau en bouteille à donner [à mes enfants]. »

Finalement, après sept heures de détention, Abdelkrim Boulhout dit que les agents frontaliers lui ont demandé de retirer sa demande d'entrée aux États-Unis et de quitter les lieux, sans fournir d'explication.


Le service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis n'a pas voulu commenter le cas de M. Boulhout, invoquant des raisons de confidentialité, mais affirme qu'il refuse l'entrée à des milliers de personnes chaque année.

L'Agence a toutefois tenu à préciser qu'elle offre de l'eau et de la nourriture à toute personne qui est sous garde en attente du traitement de sa demande.

Avec les informations de Caroline Barghout

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