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Deux nouvelles victimes se manifestent en lien avec Marc Clermont, accusé de crimes sexuels

L'affaire entourant le pédophile Marc Clermont s'alourdit : la police de Longueuil a annoncé vendredi que deux nouvelles victimes disent avoir subi des agressions durant leur enfance. Le sexagénaire comparaîtra le 11 juillet prochain relativement à ces nouvelles accusations.

Marc Clermont est cet homme arrêté en mars dernier après avoir présumément agressé une fillette en payant la mère de cette dernière. L'enfant n'était âgée que de 6 ans au début des faits allégués, qui auraient duré trois ans.

Dans cette première affaire, il fait face à 14 chefs d'accusation, dont :

  • obtention de services sexuels d'une personne de moins de 18 ans moyennant rétribution;
  • agression sexuelle;
  • agression sexuelle d'une personne de moins de 16 ans avec la participation d'une autre personne.

Début juin, il avait renoncé à demander une remise en liberté durant toute la durée des procédures, ce qui signifie qu'il est toujours derrière les barreaux.

Marc Clermont avait déjà été condamné à trois ans de pénitencier, en 2010, pour des crimes de la même nature.

L'enquête menée par les policiers pour tenter de trouver d'autres éventuelles victimes de Marc Clermont a amené deux personnes à se manifester. Elles disent avoir subi des agressions alors qu'elles étaient mineures, sur une période s'étalant de 1989 à 1997.

En conséquence, Marc Clermont fait maintenant face à de nouvelles accusations de corruption d’enfants, d'incitation à des contacts sexuels et d'agression sexuelle.

Le Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL) invite toute autre victime potentielle à communiquer avec lui en composant le 911.

Une rencontre sur Internet

En mars dernier, l'arrestation de Marc Clermont avait fait grand bruit. C'est la mère de la fillette qui avait elle-même communiqué avec les policiers pour raconter la sordide expérience qu'aurait subie son enfant. La mère affirme être entrée en contact avec Marc Clermont sur un site de rencontres.

L’inspecteur-chef au SPAL, Pierre Marchand, avait alors résumé en ces termes les dires de la mère : « Lorsqu’ils sont allés à un premier rendez-vous chez la dame, l’individu en question a vu la jeune fille et a mentionné à la dame qu’il aimerait avoir des rapports sexuels avec la jeune fille et qu’il était prêt à payer. Donc, la dame a accepté à ce moment-là. »

L’enfant a depuis été confiée à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Quant à la mère, elle a été accusée d'avoir incité sa fille à commettre des actes sexuels.

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