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Deux Premières Nations déposent une plainte pour arrêter le site C

Deux Premières Nations dans le nord-est de la Colombie-Britannique ont déposé une plainte contre le barrage du site C, affirmant que sa construction viole un traité signé en 1899, ainsi que la Constitution canadienne.

Dans les avis de poursuite civile déposés le 15 janvier, les Premières Nations de West Moberly et de Prophet River affirment que le projet enfreint leurs droits issus de traités et « ne respecte pas l'honneur de la Couronne ».

Les Nations demandent également une injonction pour empêcher toute future construction sur le site C près de la rivière de la Paix, à sept kilomètres au sud-ouest de Fort St. John.

BC Hydro, le procureur général du Canada et la province sont désignés comme défendeurs et ont 21 jours pour déposer une réponse.

Une violation de 1 milliard de dollars

La Cour d'appel fédérale a auparavant rejeté une poursuite intentée par les deux Premières Nations qui cherchaient à empêcher la construction du barrage, mais n'a pas statué sur la question de savoir si la construction violait l'accord du Traité 8 de 1899.

Les deux Nations croient que la construction du barrage est une violation évaluée à 1 milliard de dollars. Le montant est basé sur celui accordé aux Cris et aux Inuits du nord du Québec après leur comparution devant les tribunaux pour arrêter la construction du projet de la baie James dans les années 1970.

En décembre, le premier ministre John Horgan a annoncé que son gouvernement néo-démocrate complétera le projet amorcé par le gouvernement libéral précédent.

Cinq Premières Nations ont signé des ententes avec BC Hydro pour le site C, mais seule la réserve indienne de McLeod Lake s'est exprimée publiquement en faveur du projet.

Selon BC Hydro, le projet devrait être terminé d'ici 2024.

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