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Déversement des eaux usées : tout baigne pour Coderre

Le maire de Montréal, qui est descendu aujourd'hui dans l'intercepteur sud-est, est satisfait de l'avancement des travaux, au deuxième jour du déversement des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.

Après avoir passé une trentaine de minutes à 35 mètres de profondeur, avec trois employés municipaux, Denis Coderre est remonté avec la certitude renforcée que le déversement était la bonne chose à faire.

Les travaux dans l'intercepteur visent à retirer les 56 cintres brisés et qui se détachent, menaçant d'endommager l'usine d'épuration de Montréal. Jusqu'ici, six cintres ont été retirés.

L'état de délabrement de la structure risque, selon le maire, de provoquer un déversement non contrôlé et illimité dans le temps, avec des conséquences incertaines.

Denis Coderre a tenu par ailleurs à rendre hommage aux employés pour leur travail « admirable » et « difficile ».

Dans un communiqué diffusé un peu plus tôt, la Ville de Montréal dressait un portrait « très encourageant » des opérations de déversement. 

L'administration Coderre précise aussi que la campagne d'échantillonnage d'eau se poursuit. Les premiers résultats des analyses en laboratoire de microbiologie seront connus « au cours des prochaines 48 heures ».

La Ville constate la présence d'un « faible panache dans le secteur du Vieux-Port ainsi qu'au voisinage de certains autres points de rejet ».

L'opposition dénonce un « show », Coderre réplique

La descente du maire Coderre dans l'intercepteur n'a pas été du goût de l'opposition officielle à l'hôtel de ville.

Guillaume Lavoie, conseiller de Projet Montréal, trouve que « c'est un peu triste que dans une période de crise - qui est une crise où on ne s'est pas occupé de ce qu'on devait faire - la priorité ce soit de soigner l'image du maire ».

M. Lavoie estime que « ce qu'on devrait avoir, c'est un leader responsable qui travaille, pas à se faire prendre en photo, mais à préparer qu'est-ce qu'on va faire pour s'assurer que les impacts soient plus petits possible ».

À ces critiques, le maire de Montréal répond qu'il est un « gars de terrain depuis 30 ans » et rappelle au passage son déplacement en Afghanistan pour rendre visite aux troupes canadiennes, du temps où il était député fédéral.

Il me semble que tu es un petit peu plus crédible quand tu es sur le terrain pour voir ce qui se passe, puis dire aux gens comment ça fonctionne, a-t-il répliqué.

Niant avoir retardé les travaux, il accuse l'opposition de chercher des « secondes de gloire » dans les médias, pendant qu'il est sur le terrain pour s'enquérir de l'avancement des travaux.

Opération d'envergure

Montréal a donné le coup d'envoi mercredi après minuit au déversement de huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, sans passer par l'usine d'épuration. L'objectif est d'assécher puis de remettre à niveau un intercepteur d'égouts.

Ces travaux, qui doivent durer sept jours, permettront aussi des réparations à la chute à neige sous l'autoroute Bonaventure, qui est présentement démolie pour faire place à un grand boulevard urbain.

Pour voir la carte des déversements sur votre appareil mobile, cliquez ici.

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