Au Parti québécois, à la veille du choix du chef intérimaire, la candidature de Véronique Hivon pour succéder à Pierre Karl Péladeau est une possibilité de plus en plus sérieuse.

Un texte de Julie Dufresne

En coulisses, son nom est sur toutes les lèvres : la députée de Joliette récolterait, selon nos sources, les appuis de plus d'une dizaine de députés péquistes pour succéder à M. Péladeau.

Certains évoquent même ouvertement la possibilité d'un couronnement.

Des sources avancent, par exemple, que le fondateur d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui ne sera pas de la course à la direction, pourrait offrir son appui à Mme Hivon. Ils sont des amis de longue date.

Dans l'entourage de celle qui a fait sa marque en ralliant tous les partis derrière la Loi concernant les soins de fin de vie, on confirme aujourd'hui que sa candidature devient de plus en plus inévitable.

Une équipe se forme autour de Véronique Hivon : Jean Fournier, un ancien directeur général du Parti québécois, et deux organisateurs d'expérience lui ont offert leur aide. Les appuis, selon nos sources, viennent aussi de l'extérieur : des militants de Québec, de l'Estrie, de la Mauricie, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie se porteraient volontaires pour donner un coup de pouce à une éventuelle campagne.

L'un d'entre eux, le Montréalais Jerry Beaudoin, a créé une page web pour encourager Mme Hivon à plonger.

« Je connais plusieurs personnes, qui avaient appuyé M. Cloutier durant la dernière course, qui vont se retourner vers Véronique Hivon si elle se présente », dit-il. « Elle fait de la politique pour des idées, ça change de ce qu'on voit depuis quelques années. »

Hier, Mme Hivon a rencontré celui à qui on donnait pourtant une longueur d'avance, son ami et collègue Alexandre Cloutier, qu'elle avait appuyé lors de la dernière course, et qui avait terminé deuxième, derrière Pierre Karl Péladeau.

Le clan du député de Lac-Saint-Jean avance que « plusieurs députés » souhaitent qu'il se présente à nouveau. Mais impossible de confirmer qui, ni combien.

S'il voit sa candidature d'un bon oeil, l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe ne veut pas appuyer un candidat ou une candidate avant leur entrée en lice officielle.

« Alexandre Cloutier avait fait la meilleure campagne et il a les éléments et les qualités pour devenir chef. Est-ce qu'il y en aura d'autres? On verra, dit-il. Mme Hivon n'était pas candidate ni M. Aussant. »

De leur côté, l'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau et la députée Martine Ouellet poursuivent leur réflexion. Sur les médias sociaux, Mme Ouellet s'est dite à nouveau tentée.

Entre-temps, le bras de fer se poursuit pour assurer l'intérim. Le député Sylvain Gaudreault a lancé un appel au calme à ses partisans qui faisaient pression pour qu'Agnès Maltais se désiste. Mais la députée de Taschereau n'abandonne pas.

« On échange, les parlementaires, entre nous, sur la meilleure personne pour s'assurer l'intérim qu'il va y avoir pendant la course. C'est normal. Puis on va se voir vendredi », a-t-elle indiqué.

Le suspense pour l'intérim se terminera vendredi. Et les candidats n'attendent que ce moment pour se lancer officiellement dans la course à la direction.

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