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Disparition d’Ariel Jeffrey Kouakou : la police privilégie la thèse d’une noyade

Alors que les recherches se poursuivent depuis 11 jours dans le nord de Montréal pour retrouver le jeune Ariel Jeffrey Kouakou, les enquêteurs du SPVM considèrent la possibilité d'une chute accidentelle de l'enfant dans la rivière des Prairies comme principale hypothèse.

Bien qu’aucune piste n’ait été exclue jusqu’ici pour expliquer la disparition du garçon de 10 ans, les faits et les preuves pointent de plus en plus vers la thèse d’une noyade dans la rivière, selon le chef de la division des communications du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Ian Lafrenière.

« Si on refait le fil des événements, lundi dernier, Ariel a été vu dans le parc [des Bateliers] vers 11 h 25 par une dame qui lui a parlé. Elle a quitté le parc. On a des caméras qui ont montré que le jeune Ariel était entré dans le parc, mais on n’en a aucune qui montre qu’il en est ressorti », a-t-il expliqué jeudi matin.

Kouadio Frédéric Kouakou, le père du garçon, a déploré en après-midi que la police se soit prononcée sans lui parler d'abord.

Tout en insistant sur la gratitude et le respect qu'il a pour les policiers et les efforts qu'ils déploient, M. Kouakou a indiqué qu'il avait été très surpris de lire dans un article aux petites heures du matin – il n'arrivait pas à dormir – que la thèse de la noyade était celle privilégiée par les policiers.

Il admet cependant avoir été rassuré en parlant avec « l’enquêteur principal » au dossier, qui lui aurait assuré qu’« aucune piste n'était écartée » – ce que confirme Ian Lafrenière.

« La thèse numéro un, oui, c’est l’accident, mais les autres thèses, on ne les rejette pas du revers de la main », a répété l'inspecteur, jeudi.

De nombreux enquêteurs sont toujours à l’œuvre pour retrouver le garçon, assure-t-il.

« Il y a beaucoup de démarches, ajoute-t-il. On est allé avec un sonar, la patrouille nautique, l’hélicoptère, des drones, des chevaux, des patrouilles canines, des policiers à pied; on a des citoyens bénévoles qui se sont impliqués; on a des policiers retraités qui sont venus donner un coup de main... C’est sans précédent. En 25 ans de métier, j’ai rarement vu la population réagir de la sorte. »

Selon le SPVM, plus de 500 citoyens participent ou ont participé aux recherches et plus de 700 appels ont été reçus concernant la disparition du jeune Ariel.

Le SPVM a même fait appel à des plongeurs, en début de semaine, ainsi qu'à des experts de la Sûreté du Québec, mais en vain.

Depuis la disparition, M. Kouakou se dit convaincu que son fils a été enlevé et que celui-ci ne se serait jamais aventuré seul sur la glace.

Une récompense de quelque 100 000 $ est offerte à quiconque fournirait l’information qui permettrait de retrouver l'enfant.

« Plus les jours passent, plus ça devient intenable, a déclaré M. Kouakou. C’est vraiment difficile. »

Jeudi matin, des bénévoles distribuaient encore des avis de recherches dans le secteur, affirmant croire eux aussi davantage à un enlèvement qu'un accident.

Ariel Jeffrey Kouakou, 10 ans, se rendait chez un ami le lundi 12 mars, en fin de matinée, dans l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville, dans le nord de Montréal. Son ami n’était pas à la maison.

Puis, vers 11 h 25, Ariel a été vu dans le parc des Bateliers par une dame qui affirme lui avoir parlé. Selon le témoignage de cette dernière, le garçon se trouvait toujours dans le parc, en bordure de la rivière des Prairies, lorsqu’elle a quitté les lieux.

Il n’a pas été revu depuis.

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