Épuisé, incommodé physiquement, Novak Djokovic a résisté aux agressions d'Alexandr Dolgopolov en demi-finales du tournoi de Cincinnati samedi. Il s'est imposé 4-6, 7-6 (7/5) et 6-2.

L'enchaînement Montréal-Cincinnati, deux tournois Masters disputés deux semaines d'affilée, est éprouvant physiquement. Ils ont été nombreux à s'y casser les dents au fil des ans. Et Djokovic plus souvent qu'à son tour.

Cette fois, le numéro un mondial est toujours en selle pour remporter le seul titre de la catégorie Masters 1000 qui manque à son palmarès. Le seul sur les neuf tournois du genre sur le circuit. Il s'agirait d'une première.

Comme à Miami

Le qualifié ukrainien Dolgopolov, un ancien 13e mondial retombé à la 66e position, a réservé un duel de haut niveau au favori.

Après sa finale perdue aux mains d'Andy Murray à Montréal et l'énergie laissée sur le terrain en huitièmes et en quarts de finale dans l'Ohio, Djokovic semblait cuit dès le départ des hostilités.

Dolgopolov l'a brisé au 3e jeu de la rencontre et lui a refait le coup au 7e pour empocher peu de temps après la première manche.

Visiblement touché à l'abdomen en deuxième, le Serbe a même fait venir le soigneur. Ragaillardi, il a mis son emprise sur le bris d'égalité avant d'écraser son rival à la dernière manche.

Un scénario qui ressemblait beaucoup à celui de Miami au mois de mars, où le meilleur joueur au monde avait comblé un écart d'une manche et d'un bris contre l'Ukrainien pour finalement l'emporter 6-0 lors de l'engagement ultime.

Au bout du compte, la véritable occasion de Dolgopolov est survenue au bris d'égalité, lorsqu'il menait 5-4, service à suivre.

Au tour décisif, Djokovic affrontera Roger Federer (no 2), tombeur de Murray (no 3) en deux manches de 6-4 et 7-6 (8/6) dans l'autre demi-finale.

Il s'agira d'une 41e confrontation entre les deux ténors, chacun ayant décroché 20 victoires.

Les yeux rivés sur une septième couronne

Inspiré, le Suisse a pris le service de son adversaire dès le troisième jeu et n'a pas relâché l'étreinte. Il a empoché la première manche en 41 minutes.

Murray a haussé le niveau de son jeu dans la deuxième, mais sans encore une fois se procurer une seule balle de bris.

Le Britannique, qui a délogé Federer de la 2e place mondiale lundi, s'est incliné dès la deuxième balle de match à ses dépens, après 1 h 37 min.

« J'ai été très agressif en début de match, ce qui m'a permis de faire le bris. La deuxième manche a été beaucoup plus équilibrée, il fallait s'assurer de gagner ses jeux de service. C'est un beau succès contre Andy qui joue très bien en ce moment », a indiqué le tenant du titre.

« J'ai eu un peu de réussite dans le bris d'égalité avec cet amorti qui a frôlé le filet », a-t-il insisté.

Sacré à six reprises à Cincinnati, Federer est plus que jamais en contrôle depuis l'entame de la compétition. En finale, contre un Djokovic affamé désirant compléter sa collection de trophées Masters, il se devra d'être au sommet de son art.

Nestor prend goût aux finales Masters 1000

Pour une deuxième semaine de suite, le duo formé de Daniel Nestor et d'Édouard Roger-Vasselin a accédé au tour ultime d'un tournoi de la série Masters.

Le tandem franco-canadien a prévalu contre l'Espagnol Feliciano Lopez et le Bélarussien Max Mirnyi, un ancien partenaire de Nestor, en deux manches de 7-5 et 6-4.

En finale, Roger-Vasselin et Nestor ont rendez-vous avec le Polonais Marcin Matkowski et le Serbe Nenad Zimonjic (no 6), un autre joueur avec qui le Canadien a fait la paire plus tôt dans sa carrière.

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