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Don d'organe : la famille doit être informée

Une centaine de personnes ont fait l'ascension du Mont-Saint-Anne, près de Québec, samedi matin, pour sensibiliser la population en cette Journée mondiale du don d'organes.

On comptait parmi eux des médecins, des étudiants en médecine et des membres de la famille de donneurs ainsi que des personnes qui ont bénéficié d'une greffe.

« C'est super important de signer sa carte. C'est critique », a tenu à dire un participant, Benoît St-Pierre, qui est le père d'une fillette greffée.

M. St-Pierre insiste sur l'importance de signer sa carte d'assurance maladie pour consentir au don d'organe, mais également sur le fait qu'il faille communiquer sa décision aux membres de sa famille.

C'est qu'en fait, une famille sur trois refuserait le don d'organe lors du décès d'un proche, une fois à l'hôpital, même lorsque le défunt a signé sa carte, selon Transplant Québec

« Nous, ça vient nous chercher parce que cette petite fille-là, elle ne serait pas là, aujourd'hui, si ça n'avait pas été d'une famille courageuse qui a pris le temps d'en parler », dit-il en regardant sa fillette dans ses bras.

Le médecin Stéphan Langevin encourage lui aussi les familles à approuver le don d'organe. Chez les familles qui consentent aux dons d'organe, « on sent qu'il y a quelque chose de positif, malgré les moments de douleur qu'ils ont eue. Ils ont été capables d'aider des gens qui sont sur des listes d'attentes ».

Un don d'organes et de tissus lors d'un décès peut sauver jusqu'à 8 vies et redonner la santé à 15 autres personnes, dit la Régie de l'assurance maladie.

Au Québec, environ 1000 personnes sont présentement en attente d'une greffe.

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