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Don d’organes : le premier ministre Stephen McNeil propose le consentement présumé

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, estime qu'il est temps de discuter du consentement présumé en matière de don d'organes.

À l’heure actuelle, les gens qui veulent faire un don posthume de leurs organes doivent s’inscrire au programme. Selon M. McNeil, ses concitoyens sont prêts à envisager qu’ils aient plutôt à se retirer du programme s’ils ne veulent pas faire ce genre de don.

Il croit qu’il faut sérieusement envisager un tel changement.

Le premier ministre, qui a signé sa carte de don d’organes, pense que le consentement présumé faciliterait les choses pour les services médicaux lorsqu’ils abordent la question avec les proches d’un défunt. Mais, assure-t-il, la famille aurait toujours l’option de refuser.

Il faudrait consacrer plus de ressources au don d’organes, selon un expert

James Breckenridge, président et chef de la direction de la Société canadienne de transplantation, estime que le consentement présumé ferait une grande différence pour les patients qui ont besoin d’une transplantation d’organe.

Toutefois, ajoute-t-il, la plupart des provinces n’ont pas à l’heure actuelle la capacité d’effectuer plus de transplantations. Il faudrait un établissement pour cela, plus de médecins et d’infirmières, ainsi qu’un suivi des patients.

De plus, souligne M. Breckenridge, certaines personnes n’aiment pas que le gouvernement leur dise ce qu’elles doivent faire. Des questions de droits et de liberté pourraient aussi être soulevées.

Entre-temps, la liste d’attente continue de s’allonger

À l’heure actuelle, environ 4500 personnes sont inscrites sur la liste nationale d’attente pour une transplantation d’un organe plein, par exemple un coeur, un rein ou un poumon. Quelques centaines de noms s’ajoutent à la liste chaque année, précise James Breckenridge. De plus, environ 3000 personnes attendent une transplantation de la cornée.

M. Breckenridge félicite la Nouvelle-Écosse pour ses efforts de sensibilisation du public au don d’organe. Il précise que la moyenne nationale du don d’organe est d’environ 20 %, alors qu’elle est près de 52 % en Nouvelle-Écosse.

Mais comme à bien d’autres endroits au pays, cela ne suffit pas pour répondre aux besoins, ajoute-t-il.

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