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Donald Trump a des appuis dans le Maine - Trump pourrait créer la surprise dans le Maine 

Même si Donald Trump continue de créer de la division au sein de son parti, dans le Maine, il jouit du soutien inconditionnel du gouverneur républicain de l'État, qui aide le candidat à la présidence à charmer l'électorat rural.

Un texte d'Elisa Serret

Pour la première fois en 24 ans, les démocrates qui pouvaient compter sur les quatre grands électeurs du Maine pourraient en perdre un au profit des républicains.

Malgré toutes les controverses autour du milliardaire, le gouverneur républicain de l'État lui a réaffirmé son appui cette semaine. Il croit que la nation a besoin d'un homme autoritaire à la Maison-Blanche. Paul Lepage est un personnage controversé. L'homme se considère lui-même comme une copie conforme de Donald Trump.

Il fait de la politique à coups d'insultes. Dans une entrevue, il a notamment affirmé que 90 % des Noirs et des Hispaniques étaient des vendeurs de drogue qui, au passage, mettaient des femmes enceintes.

Un État plutôt pauvre

Si le Maine est bien connu des Canadiens pour ses paysages typiques, ses plages et son homard, l'État est en réalité assez pauvre. Sa démographie stagne et son économie est au ralenti. La population de l'État est vieillissante : 90 % sont des Blancs et la moyenne d'âge est autour de 44 ans.

Beaucoup de gens dans les régions rurales se sentent abandonnés par les politiques de Washington. Ils se rallient donc au gouverneur républicain Paul Lepage. Ce dernier a entre autres gagné le coeur de ses électeurs avec des réductions de taxes dans les dernières années. Des politiques qui plaisent quand l'économie va mal, comme c'est le cas dans le Maine.

Cheryl Haggerty est résidente d'Auburn, dans le Maine. Pour elle, il n'y a pas d'autre candidat pour sauver son pays et son État. Elle trouve Donald Trump honnête tout comme son gouverneur Paul Lepage.

Après toutes les controverses autour de Donald Trump, ses inconditionnels lui restent malgré tout fidèles.

La sénatrice républicaine de l'État, Susan Collins, ne votera pas pour son candidat à la présidence. Elle considère que son comportement le rend inapte à gérer la nation.

Un vote qui pourrait faire la différence

L'élection présidentielle américaine se fait au suffrage universel indirect. C'est un système à un tour avec un collège électoral qui compte 538 grands électeurs. Tous les États se voient attribuer un nombre de grands électeurs qui correspond au nombre de sièges dont ils disposent à la Chambre des représentants et au Sénat. Ces grands électeurs sont attribués en totalité au candidat qui remporte la majorité des suffrages.

Le Maine et le Nebraska sont les deux États qui font exception à cette règle. La majorité des votes ne déterminent pas si l'État va aux mains des républicains ou des démocrates. Son mode de scrutin se rapproche plus de la représentation proportionnelle.

L'État représente quatre grands électeurs, et les sondages laissent croire qu'un des quatre districts passera du côté républicain. Ce serait une première depuis 1992. 

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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