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Donald Trump cloué au pilori par un ancien directeur de la CIA

La mauvaise semaine de Donald Trump s'est poursuivie vendredi avec la publication, dans le New York Times, d'une tribune assassine à son endroit, gracieuseté d'un ancien directeur par intérim de la CIA, Michael Morell.

L'ancien patron des services secrets américains y indique qu'il votera pour la démocrate Hillary Clinton à l'élection de novembre, en soulignant qu'elle est « hautement qualifiée pour devenir commandante en chef ».

Au contraire, son adversaire républicain Donald Trump est « non seulement pas qualifié pour le poste, mais il pourrait aussi représenter une menace pour la sécurité nationale », écrit-il, reprenant du coup une critique formulée plus tôt cette semaine par le président Obama.

M. Morell accuse le milliardaire d'autoglorification, de susceptibilité et de mépris pour l'État de droit et le vilipende pour ses déclarations trahissant son admiration pour le président russe Vladimir Poutine.

Selon lui, M. Poutine, lui-même ancien agent des services secrets russes, a identifié et exploité les vulnérabilités de M. Trump en le complimentant avant le début des primaires. Le candidat républicain « a réagi exactement comme M. Poutine l'avait prévu », analyse-t-il.

L'ex-patron de la CIA soutient également que M. Trump a miné la sécurité nationale des États-Unis en proposant pendant sa campagne d'interdire temporairement à tous les musulmans d'entrer au pays, peu importe qu'ils soient étudiants, touristes ou immigrants.

La campagne de M. Trump n'a évidemment pas tardé à répliquer, en soulignant que M. Morell était directeur adjoint de la CIA en septembre 2012, lorsque des islamistes ont attaqué le consulat américain de Benghazi, en Libye. Mme Clinton était alors secrétaire d'État.

« Calculez le nombre de journalistes qui tweeteront aujourd'hui que Michael Morell a menti pour Hillary la malhonnête [Crooked Hillary] pour la couvrir au sujet de Benghazi », a écrit son équipe sur Twitter.

Les républicains ont dénoncé que Mme Clinton a initialement gommé le fait que des islamistes étaient en cause dans cette attaque.

Michael Morell est aujourd'hui associé à la firme de consultants Beacon Global Strategies, liés à plusieurs démocrates ayant occupé des rôles-clés en matière de sécurité nationale, dont l'ancien patron de la CIA, Leon Panetta, et un ancien conseiller d'Hillary Clinton, Philippe Reines.

Sa tribune s'ajoute à une longue liste de récriminations formulées à l'encontre de M. Trump par d'anciens responsables de la sécurité nationale associés au Parti républicain, notamment sous les administrations de George W. Bush et Ronald Reagan.

L'effet de ces commentaires formulés par des experts peu connus du grand public n'est pas démontré, mais ils surviennent au moment où la popularité du candidat républicain périclite dans l'électorat.

Selon le site Real Clear Politics, qui fait une moyenne des nombreux sondages effectués en vue de la présidentielle de novembre, Hillary Clinton dispose désormais d'une forte avance sur son rival, avec 47,4 % des intentions de vote contre 40,7 %.

Cet écart, beaucoup plus important que ceux constatés lors des dernières présidentielles au même moment, se creuse depuis la fin de la convention démocrate, la semaine dernière. M. Trump a été englué dans une forte controverse après avoir critiqué la famille d'un militaire tué en Irak qui y avait pris la parole. 

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