Le président américain Donald Trump a donné le coup d'envoi à l'Assemblée générale des Nations unies lundi en proposant de réformer la structure de l'organisation, qu'il juge alourdie par la bureaucratie.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le président Trump a fait ses premiers pas au siège de l'ONU en appelant ses membres à appuyer sa déclaration de dix points, dont le but est de rendre l'organisation « plus efficace et performante ».

« Au cours des dernières années, l’ONU n’a pas atteint son plein potentiel à cause de la bureaucratie et de la mauvaise gestion », a déclaré le président américain.

Très critique de l’Organisation au cours de la campagne présidentielle américaine, voilà que Donald Trump tente de remédier aux lourdeurs administratives de l’ONU et aux coûts qu’elles engendrent. Autrefois taxée d’être faible et incompétente, l’Organisation est désormais pleine d’un « potentiel extraordinaire », aux dires du président.Jusqu’à présent, 126 des 193 membres ont déjà adhéré aux grandes lignes du projet, mais les signatures de certains membres permanents du Conseil de sécurité, comme la Chine et la Russie, restent incertaines.« C’est un nouveau jour pour les Nations unies », a souligné Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l’ONU, saluant « l’appui de la communauté internationale à cette réforme ».Si Donald Trump est revenu à la charge plus d’une fois au sujet des fonds que nécessitent les opérations de paix, le projet de réforme ne présente aucun chiffre, se limitant à énoncer de grands principes pour améliorer « l’efficacité » de l’organisation.

Couper dans les dépensesChose certaine, le président compte réduire les dépenses de l’ONU, qui sont principalement financées par Washington. À titre de plus grand contributeur, les États-Unis assurent 28,5 % des 7,3 milliards de dollars du budget des opérations de paix et 22 % des 5,4 milliards de ses crédits de fonctionnement.

La perspective de couper dans le budget inquiète certains diplomates. La réduction de la moitié des ressources du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), qui dépend à 40 % de la contribution des États-Unis, le rendrait impossible à gérer, donnent-ils en exemple.

Pour le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, la volonté de faire des économies à tout prix pourrait venir « saper l’efficacité » des missions de l'ONU.

Avec son initiative de réforme, le président américain vient marcher sur les platebandes du secrétaire général, qui menait déjà des réformes structurelles. M. Guterres devrait par ailleurs s'entretenir avec Donald Trump au courant de la journée.

« On n'a pas à être d'accord ou pas d'accord » avec le texte américain, dans lequel « il n'y a pas grand-chose de contradictoire » avec le processus engagé par le secrétaire général, a confié sous le couvert de l'anonymat un responsable de l'ONU à l'AFP.

D'autres rencontres sont prévues cette semaine, notamment avec le président français Emmanuel Macron et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Les « activités déstabilisantes » de l’Iran seront au cœur des discussions, a indiqué le conseiller à la sécurité nationale du président américain, H.R. McMaster.

Donald Trump doit prendre la parole mardi devant l'Assemblée générale des Nations unies, où le conflit dans la péninsule coréenne et les divergences sur la question du climat seront à l'ordre du jour.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine