Des milliers de militants contre le droit à l'avortement se sont rassemblés à Washington pour leur « Marche pour la vie » annuelle, galvanisés par Donald Trump qui est intervenu par lien vidéo.

Pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, un président en exercice a pris la parole lors de la « Marche pour la vie », une manifestation organisée chaque année par les militants antiavortement.

Les manifestants ont pu suivre sur des écrans géants installés à l'extérieur de la Maison-Blanche, le discours présidentiel.

« Sous mon administration a-t-il dit, nous allons toujours défendre le premier droit de la déclaration d'indépendance, le droit à la vie », a dit le président Donald Trump.

La veille, le gouvernement avait annoncé la création d'une nouvelle division au sein du département de la Santé et des Services sociaux. Celle-ci soutiendra les membres du personnel médical qui refuseront de donner certains soins contraires à leurs convictions morales ou religieuses.

De plus les professionnels de la santé qui ne veulent pas s'occuper de personnes transgenres, recevront l'aide de cette nouvelle division du département, a-t-il dit.

C'est en 1973 que la Cour suprême des États-Unis a légalisé l'avortement dans tout le pays. Depuis lors, chaque année, les militants antiavortement marchent jusqu'à la Cour suprême dont ils espèrent un revirement historique.

Donald Trump a critiqué la loi américaine sur l'avortement, la considérant comme l'une des plus permissives au monde, et assuré que son administration défendrait toujours le « droit à la vie ».

« Les États-Unis sont l'un des sept pays seulement qui autorisent un avortement tardif », a dit le chef de la Maison-Blanche en citant la Chine et la Corée du Nord parmi ces pays. « C'est une mauvaise chose, ça doit changer. »

Le discours vidéodiffusé de M. Trump était le premier d'un président en exercice. De précédents présidents républicains, comme Ronald Reagan et George W. Bush, se sont adressés aux marcheurs par téléphone.

« Ça fait du bien d'avoir un président antiavortement », a réagi l'un des manifestants, Tim Curran, 66 ans. « Il nous ramène vers des valeurs familiales traditionnelles et la morale. »

Donald Trump s'est déjà dit en faveur du droit à l'avortement, il aurait changé d'idée en 2011.

Avec les informations de Frédéric Nicoloff

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