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Donald Trump menace de « détruire complètement » la Corée du Nord

« Nous n'aurons d'autre choix que de détruire complètement la Corée du Nord, si nous sommes forcés de nous défendre ou de nous porter à la défense de nos alliés », a déclaré le président américain Donald Trump lors de son allocution devant l'Assemblée générale de l'ONU, à New York.

Qualifiant le président nord-coréen, Kim Jong-un, d'« homme-fusée », il a déclaré que ce dernier avait engagé son pays dans une « mission-suicide » en mettant en oeuvre son programme nucléaire et ses essais balistiques, malgré les avertissements de la communauté internationale.

M. Trump a affirmé que c’était un scandale que des pays continuent de commercer avec la Corée du Nord, de l’approvisionner et de la soutenir financièrement, alors qu’elle fait planer un danger de conflit nucléaire sur la planète.

Outre les essais nucléaires, M. Trump a accusé le régime nord-coréen d’être responsable d’avoir affamé à mort des millions de ses citoyens, et d’en avoir emprisonné, torturé et assassiné d’autres.

Le président Trump a également rappelé la mort de l’étudiant américain Otto Warmbier à la suite de mauvais traitements infligés par la Corée du Nord. « Il a été renvoyé aux États-Unis uniquement pour y mourir quelques jours après son retour », a déploré le président américain. Ce dernier a également rappelé l’assassinat du frère du président Kim Jong-un, pour dépeindre le régime nord-coréen comme une menace pour l’ensemble du monde.

« Nous n’en sommes pas là » – Emmanuel Macron

Les propos de Donald Trump ont fait réagir le président français, Emmanuel Macron, qui a jugé « intempestive » l’idée d’employer une menace militaire contre la Corée du Nord.

Macron s’est exprimé quelques heures après le discours du président américain à la tribune des Nations unies.

« Nous n'en sommes pas là », a dit Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse. « Je pense qu'il serait contre-productif d'utiliser cet argument ou de le mettre sur la table comme un élément de réponse immédiate, parce que nous sommes face à un régime dont la grammaire d'action n'est pas celle du multilatéralisme et [que cela] pourrait conduire à une escalade. »

Pour contrer la menace nord-coréenne, le président français s’en remet au renforcement des sanctions, ainsi qu’à une « politique proactive » de la Chine et de la Russie.

« America First »

Le président Trump a poursuivi son envolée belliqueuse – qui n'a suscité que quelques salves d'applaudissements aussi timides que polies – en écorchant le régime syrien, Cuba et le Venezuela, notamment.

Paradoxalement, malgré ces intrusions dans la souveraineté de plusieurs États, le président américain a souligné à plusieurs reprises dans son discours l’importance pour l’ONU de maintenir des nations fortes et indépendantes, afin d'assurer la stabilité et la sécurité dans le monde.

Il a également réitéré son mantra électoral « America First » – les États-Unis d'abord, tout en invitant ses collègues à faire de même pour leur pays et leurs citoyens.

Dans la même veine, le président Trump a déploré la trop grande part des États-Unis dans le financement de l’ONU. « Les États-Unis sont un des 193 pays des Nations unies, mais nous payons plus de 22 % du budget de l’ONU », a déclaré M. Trump devant l’Assemblée générale. « Les États-Unis supportent un fardeau injuste, mais si tous les objectifs de l’ONU étaient atteints, particulièrement les objectifs de paix, l’investissement en vaudrait largement la peine. »

Mais la réalité est tout autre, souligne le président américain : « De grandes parties du monde vivent des conflits et certaines s’en vont tout droit en enfer ».

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