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Donner des droits aux animaux pourrait mieux protéger l’environnement

Octroyer des droits civils aux animaux, aux rivières et à la nature semble être une approche radicale, mais cela pourrait grandement aider les mouvements environnementaux, selon une étude.

La thèse est soutenue par l’avocat en droits environnementaux et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) David Boyd. Il soutient que l’humanité est responsable de la sixième extinction massive sur Terre.

Un régime réglementaire inefficace

Pour lui, les lois et règlements adoptés au cours des 50 dernières années sont clairement inefficaces. C’est pourquoi il suggère de donner des droits civils à la nature.

Dans son livre, The Rights of Nature (Les droits de la nature), David Boyd étudie la tendance actuelle visant à octroyer des droits civils à d’autres êtres que les humains.

Il cite notamment le renforcement des droits de Pachamama (Mère-Nature) dans la constitution de l’Équateur en 2008 et certains cas de reconnaissance des droits des grands singes gardés en captivité.

Une rivière devenue une « personne »

Parmi ses exemples, M. Boyd rappelle que les Maoris de Nouvelle-Zélande ont obtenu un statut particulier pour la rivière Whanganui.

La Cour a octroyé à cette rivière les mêmes droits que pour les êtres humains.

M. Boyd souligne que ce jugement a conduit à la création d’un groupe de gardiens, agissant comme tuteurs légaux, qui veillent au à l’intérêt supérieur de la rivière.

S’il reconnaît le grand avantage de cette pratique pour la sauvegarde des milieux naturels, David Boyd admet qu’elle exige toutefois un changement de mentalité.

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