Retour

Douze morts dans un attentat à Tunis, l'état d'urgence décrété

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a proclamé mardi soir l'état d'urgence en Tunisie et un couvre-feu dans le Grand Tunis, après l'attentat qui a fait au moins 12 morts contre un bus de la sécurité présidentielle.

« Au vu de cet évènement douloureux, de cette grande tragédie (...) je proclame l'état d'urgence pour 30 jours aux termes de la loi et un couvre-feu dans le Grand Tunis à partir de 21H00 jusqu'à demain 5h00 », a déclaré le chef de l'État dans une brève allocution télévisée.

Douze personnes ont été tuées mardi quand une explosion a soufflé l'autocar qui transportait des membres de la garde présidentielle tunisienne, a indiqué le ministère de l'Intérieur.

Selon un autre responsable du ministère, tous les morts sont des agents de la sécurité présidentielle. Ce bilan est encore provisoire, a indiqué de son côté la présidence de la République dans un communiqué. 

« La plupart des agents qui se trouvaient dans le bus sont morts », a déclaré une source de sécurité sur place tandis que s'affairaient de nombreuses ambulances, des pompiers et des membres des forces de l'ordre.

L'explosion s'est produite près de l'avenue Mohamed-V, une des principales artères de la capitale, Tunis. La cause de l'explosion n'est pas connue, mais elle s'est produite dix jours après que les autorités eurent rehaussé le niveau d'alerte dans la ville et déployé un nombre élevé de membres des forces de l'ordre.

Le premier ministre, Habib Essid, et le ministre de l'Intérieur, Najem Gharsalli, se sont rendus sur les lieux. Le président Béji Caïd Essebsi a pour sa part annulé une visite d'État prévue à partir de mercredi en Suisse. 

De retour à l'état d'urgence après un mois

L'état d'urgence avait déjà été décrété récemment en Tunisie, après l'attentat de Sousse. Cette attaque avait été lancée en juin contre les clients d'un hôtel luxueux et avait coûté la vie à 38 étrangers.  En mars, 22 personnes avaient par ailleurs été tuées lors d'un attentat perpétré contre le Musée national du Bardo, à Tunis. L'état d'urgence en Tunisie avait été levé seulement le mois dernier.

Plus tôt ce mois-ci, les responsables tunisiens avaient annoncé le démantèlement d'une cellule qui planifiait apparemment des attentats contre des commissariats de police et des hôtels de la ville côtière de Sousse, à environ 150 kilomètres au sud-est de Tunis.

À l'international, le président français, François Hollande, qui a lui-même décrété l'état d'urgence dans son pays après les attentats de Paris, a condamné « avec la plus grande fermeté » la « lâche » attaque qui a visé la Tunisie aujourd'hui.

Plus d'articles

Commentaires