Retour

Du Marathon des Sables au Marathon Polar Bear

Mohamad Ahansal est venu du Maroc pour disputer pour la première fois le marathon Polar Bear de Churchill, dans le nord du Manitoba, samedi matin. Pour l'athlète habitué à courir dans le désert marocain, l'expérience a été si bonne qu'il a déjà pris rendez-vous l'année prochaine.

Un texte de Pierre Verrière

Au Maroc, Mohamad Ahansal est une vedette. Lui et son frère, également spécialiste des courses d'endurance extrêmes, se disputent le podium lors du Marathon des Sables depuis sa création il y a vingt ans. Cette fois-ci, l'athlète de 44 ans a troqué la chaleur extrême du Sahara pour le froid glacial de la toundra, au nord du 53e parallèle.

Quelques minutes avant le départ, Mohamad Ahansal a eu beaucoup d'incertitudes concernant son équipement. « J'ai hésité entre des chaussures avec crampons et sans crampons, je me demandais si j'allais avoir froid aux pieds ou aux mains », raconte le coureur qui s'est élancé pour semi-marathon, soit 21 kilomètres.

« J'ai pris le départ avec quatre pantalons, trois T-shirts longs, deux vestes et un vêtement imperméable, mais j'ai été obligé d'en enlever après 5 kilomètres car on respire mal », ajoute-t-il.

Une fois lancé dans la course, il dit avoir été émerveillé par le paysage qu'il a vu.

« C'est vraiment différent de chez moi. J'habite dans un désert de sable et voir un autre désert, blanc celui-là, c'était quelque chose de spécial pour moi », confie le coureur.

Il a réussi à boucler la distance en moins de deux heures, un résultat qui le satisfait. Il compte désormais s'attaquer à la distance reine, l'ultra-marathon, qui couvre une distance de 50 km.

« Avant de passer la ligne d'arrivée, je me disais déjà que j'avais un peu d'expérience et que ça me plaisait, je savais que je voulais revenir en 2018. »

Mohamad Ahansal insiste sur l'importance d'une bonne préparation physique avant de se lancer dans ce genre de défi sportif, une composante essentielle selon lui.

« Trois ou quatre mois d'entraînement pour un marathon comme ça feront une grosse différence, mais il faut aussi bien organiser son équipement », insiste-t-il.

Seul regret au tableau : Mohamad n'aura pas pu voir l'une des attractions phares de Churchill.

« J'avais envie de rencontrer un ours, j'y ai pensé pendant toute la course, mais malheureusement je n'ai pas eu la chance d'en trouver. »

Son voeu sera peut-être exaucé l'année prochaine.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un rottweiler goûte à du citron pour la première fois





Rabais de la semaine