« La recherche suggère que les gens pourraient utiliser le cannabis comme porte de sortie à la consommation d’autres drogues potentiellement plus dangereuses comme les opioïdes et les antidouleurs », explique le chercheur principal Zach Walsh, professeur associé au département de psychologie de UBC Okanagan.

Il suggère également que l’utilisation du cannabis pourrait aider certaines personnes avec des symptômes de dépression, de stress traumatique et d’anxiété sociale. Toutefois, la consommation de marijuana n’est pas recommandée pour ceux qui souffrent de bipolarité ou de psychose, selon cette recherche.

En révisant les preuves limitées sur le cannabis médicinal, il semble que les patients et les autres défenseurs du cannabis en tant qu’outil de réduction des méfaits et pour la santé mentale ont des arguments valables.

Zach Walsh, professeur associé UBC

M. Walsh et ses collègues ont révisé toutes les études sur le cannabis médicinal et la santé mentale, de même que celles sur l’utilisation non thérapeutique du cannabis pour en arriver à ces conclusions est-il écrit dans un communiqué de l’université.

À l’aube de la légalisation de la marijuana au Canada, il est important d’établir des façons d’aider les professionnels de la santé mentale d’outrepasser les stigmates pour mieux comprendre les risques et les avantages du cannabis, soutient le chercheur.

« Avec la fin de la prohibition, dire simplement aux gens d’arrêter de consommer pourrait ne plus être une option, alors savoir comment considérer le cannabis dans le traitement deviendra une nécessité », explique-t-il.

L’étude a été publiée dans le Clinical Psychology Review et est signée par trois autres auteurs de l’UBC, soit Michelle Thiessen, Kim Crosby et Chris Carroll, de même que par Raul Gonzalez de la Florida State University, et par Marcel Bonn-Miller du National Centre for PTSD and Center for Innovation and Implementation en Californie.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?