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Duberger-Les Saules : près de 50 sinistrés toujours pris en charge par la Croix-Rouge

Les sinistrés touchés depuis près d'une semaine par les inondations dans le secteur de Duberger-Les Saules, à Québec, pourront compter sur les services offerts par la Croix-Rouge canadienne aussi longtemps que nécessaire.

Un texte de Louis Gagné

« On s'arrime un peu avec ce que la Ville nous indique du sinistre [mais] c’est sûr qu'on ne met personne à la rue, donc on va continuer pour le moment à offrir les mêmes services qu'on offrait jusqu'à maintenant », affirme le responsable de l’équipe d’intervention du Service aux individus, Denis Lessard.

Il explique que la durée de la prise en charge des sinistrés varie d’un événement à l’autre. À titre d’exemple, certaines personnes qui ont été évacuées à la suite des inondations du printemps dernier dans la grande région de Montréal bénéficient toujours de l’aide de la Croix-Rouge.

Depuis que la rivière Saint-Charles est sortie de son lit à la suite de la formation d’un embâcle, samedi dernier, l’organisme a pris en charge 48 résidents.

« Environ la moitié sont hébergés à l’hôtel, les autres sont chez des amis, mais on offre une compensation alimentaire pour qu'ils puissent subvenir à leurs besoins », précise Denis Lessard.

Des sinistrés résilients

Le responsable de l’équipe d’intervention soutient que les sinistrés qu’il a rencontrés gardent le moral et font preuve d’une grande résilience.

« Ce n'est pas évident. Moi, je me mets à leur place, je ne suis pas sûr que je serais aussi résilient que ça, affirme M. Lessard. Il faut dire qu'il y a un bon appui de la Ville présentement, de la sécurité civile et, bien sûr, de la Croix-Rouge. Ils se sentent entourés pour le moment. »

Des représentants des services sociaux accompagnent les bénévoles de la Croix-Rouge sur le terrain afin de repérer et de prendre en charge les personnes vulnérables ou en situation de détresse.

« On est attentifs aux personnes qui parlent beaucoup, qui oublient des indications, qui pleurent tout le temps. Ce sont des signes normaux de gens qui sont un peu fatigués, exaspérés. Quand on perd sa maison, ses biens, il n’y a personne qui reste insensible », fait valoir M. Lessard.

Les autorités feront le point en début d'après-midi sur les travaux pour défaire l'embâcle sur la rivière Saint-Charles.

Avec les informations de Pascale Lacombe

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