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Échangés à la naissance : Santé Canada promet une enquête indépendante

Santé Canada promet la tenue d'une enquête indépendante après que des tests d'ADN ont confirmé un deuxième cas de bébés échangés à la naissance à l'hôpital fédéral de Norway House, dans le nord du Manitoba.

Un texte de Christianne Hacault

Leon Swanson et David Tait Jr., tous deux membres de la Première Nation crie de Norway House, ont appris par le biais d'un test d'ADN qu'ils ont été échangés à la naissance.

Leon Swanson est né le 31 janvier 1975 à l'hôpital de Norway House.

David Tait Jr. est né dans le même hôpital le 3 février 1975. Il a été élevé par Frances et David Tait père.

Des tests d'ADN, menés conjointement avec Santé Canada, ont permis de confirmer que David Tait Jr. est en effet l'enfant biologique de Charlotte Mason, la femme qui a élevé Leon Swanson.

« Les mots me manquent. Je suis confus, bouleversé », a déclaré David Tait Jr. avant de fondre en larmes.

Bien que les familles soient toujours en attente des résultats d'une analyse pour comparer l'ADN de Leon Swanson à celui de Frances et David Tait père, ils sont sûrs que les tests permettront de confirmer que les deux hommes ont été échangés à la naissance.

Santé Canada promet une enquête indépendante

La ministre fédérale Jane Philpott a annoncé vendredi que Santé Canada fera appel aux services d'un consultant indépendant pour examiner tous les dossiers de l'époque « afin de déterminer ce qui s'est passé et s'il y a lieu de s'inquiéter au-delà des deux cas déjà identifiés. »

Santé Canada s'engage aussi à offrir des services d'analyse génétique à toutes les personnes nées à l'hôpital de Norway House au milieu des années 1970.

Consternation dans la communauté

Il s'agit du deuxième cas de bébés échangés à la naissance à l'hôpital de Norway House en 1975. En novembre 2015, Luke Monias et Norman Barkman ont connu le même tumulte lorsque des tests d'ADN ont révélé qu'ils avaient eux aussi grandi dans une famille avec laquelle ils n'avaient aucun lien biologique.

« Je pense qu'il y a toujours eu, dans le subconscient des gens, cette idée que quelque chose aurait pu se passer à l'hôpital », estime Samantha Folster, une conseillère de Norway House.

« Nous pouvons accepter une erreur. Mais deux erreurs identiques, c'est inacceptable », a déclaré l'ancien ministre des Affaires autochtones du Manitoba, Eric Robinson, qui est lui aussi né à l'hôpital de Norway House. « Nous ne pouvons pas simplement balayer cela du revers de la main. »

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