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« Écoeurement » et « épuisement » chez les dirigeants de théâtre québécois

Après le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL), c'est au tour du Conseil du théâtre (CQT) de manifester son mécontentement à la suite de l'octroi, par le gouvernement du Québec, de 4 millions de dollars supplémentaires au budget du Conseil des arts et des lettres (CALQ). Les deux organismes jugent ce montant insuffisant.

Mercredi matin, en conférence de presse à Montréal, des dirigeants et personnalités influentes du milieu théâtral, dont Frédéric Dubois, de la section française de l'École nationale de théâtre, Ginette Noiseux, d'Espace Go, et Denis Bernard, du Théâtre La Licorne, ont interpellé le ministre québécois de la Culture et des Communications, Luc Fortin, et le Conseil du Trésor, estimant que les besoins du milieu artistique québécois s'élèvent plutôt à 40 millions.

Pour Denis Bernard, le montant qui vient d'être octroyé au CALQ reflète un manque de « vision » de la classe politique.

Le milieu du théâtre a demandé une rencontre avec le ministre Fortin lundi. Il attend une réponse. Si une grève générale est pour l'instant écartée, des actions ponctuelles pourraient avoir lieu à l'automne.

Selon Denis Bernard, les conséquences d'un financement qu'il juge inadéquat se voient chaque soir sur les scènes des théâtres québécois.

Le CALQ finance les programmes destinés aux artistes et aux organismes culturels. Avant l'octroi, cette semaine, de 4 millions de dollars supplémentaires, son budget totalisait 89 millions de dollars, en excluant l’Orchestre symphonique de Montréal.

En avril dernier, des artistes et des travailleurs du milieu culturel avaient déjà manifesté à Montréal pour un « redressement immédiat » des crédits du CALQ.

Le ministre Fortin n'a pas réagi immédiatement aux demandes formulées par le milieu culturel.

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