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Écrasement aux Bergeronnes : l'hydravion était en bon état au moment du décollage

L'hydravion qui s'est écrasé dimanche aux Bergeronnes, sur la Côte-Nord, faisant six victimes, ne semblait pas avoir de problème apparent au moment du décollage, selon Pierre Gavillet du Bureau de la sécurité des transports (BST).

Certains éléments permettent de montrer que la trajectoire de l'avion, tout juste avant son écrasement, était horizontale, a par ailleurs constaté le BST, lundi soir, en arrivant sur les lieux de l'incident.

La Sûreté du Québec (SQ) a par ailleurs confirmé lundi le décès des six occupants de l'appareil de la compagnie Air Saguenay. 

L'une des victimes de l'écrasement est Émilie Delaitre, originaire de la Côte d'Azur, en France, a indiqué sa famille à Radio-Canada.

Les six dépouilles seront transportées au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale sous la supervision du Bureau du coroner. Elles seront par la suite identifiées.

La SQ précise que l'écrasement s'est produit vers 13 h 40, dimanche, dans un secteur boisé au nord des Bergeronnes. L'hydravion d'Air Saguenay était parti du lac Long, près de Tadoussac, à 11 h 15. 

Après avoir mené des recherches sur le terrain, lundi, les policiers comptent poursuivre leur enquête entourant les circonstances du drame, afin de déterminer, entre autres, si des éléments criminels ont pu contribuer à l'écrasement. 

Recherches difficiles

Le site de l'écrasement se trouve à 25 km au nord de Tadoussac, loin de la route, ce qui a compliqué les recherches. 

Selon le porte-parole de la SQ, Jean Tremblay, une équipe de 10 personnes a été dépêchée sur les lieux de l'écrasement. Des bûcherons ont abattu des arbres pour permettre l'atterrissage de l'hélicoptère de recherche.

Enquête du BST

Des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) se sont aussi rendus sur les lieux, selon la porte-parole, Julie Leroux, pour tenter d'éclaircir les circonstances de l'écrasement.

« Les enquêteurs du BST vont examiner les débris, feront une collecte des données et prendront plusieurs photos pour l'enquête, a-t-elle expliqué. Ensuite, ils feront des entrevues avec les témoins et la compagnie, puis vont regarder les conditions météo au moment de l'accident. »

La porte-parole du BST indique que les enquêteurs vont également étudier l'historique de vols de la compagnie Air Saguenay.

La compagnie a eu six accidents entre 2000 et 2014, selon des données du BST obtenues par Radio-Canada à la suite d'une demande d'accès à l'information.

L'un de ces accidents, survenu le 16 juillet 2010 à Chute-des-Passes lors de conditions météorologiques défavorables, a causé la mort du pilote et de trois passagers. Deux autres passagers ont été blessés.

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Conditions de vol

Selon Jean-Louis Berubé, un pilote rencontré aux Bergeronnes qui effectuait un vol récréatif, en Cessna, les conditions de vol étaient parfaites. « Aucun nuage, aucun vent, aucun brouillard », décrit-il.

Par ailleurs, selon un administrateur d'Air Saguenay, Jean Tremblay, la compagnie ne commentera pas tant que les deux disparus ne seront pas retrouvés.

Le pilote de l'avion Beaver impliqué dans l'écrasement, Romain Desrosiers, était originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des collègues affirment qu'il possédait une bonne expérience.

« C'était quelqu'un qui inspirait la confiance », résume Jean Tremblay au sujet du pilote qui a travaillé à Air Saguenay pendant 14 ans et qui a réalisé 5900 heures de vol.

L'appareil de type Beaver Dehavilland immatriculé C-FKRJ a été construit en 1956. Son moteur a été changé il y a un an et était inspecté toutes les 100 heures de vol.

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